De beaux textes à lire :

Vous trouverez ci-dessous plusieurs textes spirituels.Ces derniers sont d’obédiences religieuses différentes.Certains d’entre eux, des écrits humanistes .Je vous partage tout ceci dans le seul but de vous donner la possibilité ou pas d’avoir une réflexion sur votre propre vie.   Merci de votre attention.

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                                                   La clé du bonheur

Aujourd’hui je t’offre la clé du bonheur.
C’est une clé que tu avais peut-être perdue ou oubliée ?
Quoi qu’il en soit, j’aimerais que tu l’acceptes.
Je te la donne en toute sincérité, avec tout mon coeur.

Il y a peut-être longtemps
que tu t’empêches de faire des choses qui feraient ton bonheur.
Tu as peut-être mis de côté cette idée de partir en voyage,
de prendre un cours quelconque,
de t’acheter des nouveaux vêtements,
de changer de voiture etc.
Enfin, de te faire plaisir.

Je sais que plusieurs raisons
ont pu t’empêcher de passer à l’action
pour obtenir ou faire ce que tu désires.
Cela peut être la peur de ne pas être à la hauteur,
la peur qu’il t’arrive quelque chose de désagréable,
la peur de manquer d’argent, la peur d’être jugé etc.
Quelles que soient tes peurs, savais tu qu’elles existent pour t’aider ?

Les peurs existent pour être dépassées, pour te faire grandir.
A chaque fois que tu te laisses contrôler par une peur,
tu n’es plus en contact avec ton pouvoir.
En faisant confiance davantage à la vie (en passant à l’action)
et en te rappelant que tout ce qui t’arrive
n’est qu’expériences pour apprendre,
tu deviendras de plus en plus conscient
que tu as ce grand pouvoir de t’apporter
tout ce que tu as besoin pour être heureux.
Personne n’est responsable de ton bonheur, sauf toi.

Commence par des petits bonheurs et dis-toi que tu y as droit.
Tout le monde doit dépasser ses peurs.
Réalise qu’au fond, tu n’as rien à perdre
et que cette expérience te mènera vers de plus grandes réalisations.
Commence dès maintenant en accomplissant des petites actions.
Tôt ou tard, selon la loi de la manifestation,
tu atteindras ton but. Sois patient !

Savais-tu que :
« Que tu fasses ce que tu aimes pour ton propre plaisir
ou que tu fasses ce que tu n’aimes pas par peur de déplaire,
il y aura toujours quelqu’un qui critiquera quelque part.
Alors pourquoi ne pas faire ce que tu aimes dès maintenant ? »

Aussi, ne place jamais quelqu’un sur un piédestal.
Cette personne à le même pouvoir que toi. N’envie personne.
Ce qui la rend heureuse n’est pas nécessairement ce qui te rendrait heureux.
La clé est d’aller chercher toi-même ce que toi tu as vraiment envie.

Chaque jour est un jour nouveau.
Pourquoi ne pas faire de ce jour celui où tu as commencé à te rendre heureux ?
Ouvre tes ailes et dirige toi vers ce qui te tient à coeur.

Ceci est la clé du bonheur. Ne la garde pas pour toi.
Plusieurs personnes que tu connais aimeraient aussi obtenir cette clé.
Offre la leur en tout sincérité
et commence à semer le bonheur autour de toi.
Attrape la clé du bonheur et envoie la à tous ceux que tu connais.

Je te souhaite sincèrement tout le bonheur que tu veux !

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Le Bonheur

Un richissime homme d’affaires se promenait avec sa limousine dernier cri.
Il s’arrêta auprès d’un pêcheur paisiblement occupé à côté de son embarcation.

Il engagea la conversation.

  • Vous ne travaillez pas aujourd’hui ?
  • Non, j’ai une provision suffisante.
  • Mais vous pourriez avoir davantage !
  • Qu’est-ce que j’en ferais ?
  • Vous prendriez de l’avance pour vos livraisons.

Vous pourriez gagner plus et placer votre argent à la banque.
Vous pourriez renouveler votre vieux matériel.
Vous pourriez vous payer une belle voiture.
Vous pourriez vous offrir une croisière, avoir accès à de très agréables loisirs.

Vous pourriez être riche…

  • Qu’est-ce que je ferais alors ?
  • Vous pourriez profiter de la vie !
  • Qu’est-ce que vous pensez que je fais maintenant ?
  •                                                                 – –  – – – – – – – –  —
  • Il est là où je vis. Fleuris là où tu es planté : « La petite vis »Dans la coque d’un gigantesque navire se trouvait une petite vis, minuscule et insignifiante. Avec d’autres petites vis, minuscules et insignifiantes, elles tenaient assemblées deux plaques d’acier. Durant une traversée, en plein océan, la petite vis décida qu’elle en avait assez de cette vie obscure et mal récompensée. Pendant des années, jamais personne ne lui avait dit « merci » pour tout ce qu’elle faisait. Elle s’exclama : « Je m’en vais, c’est décidé ! »
    Dès que la petite vis se mit à bouger dans son trou, les autres se mirent en mouvement, un peu plus à chaque secousse.
    Les clous qui tenaient serré le bordé du navire protestèrent : « S’il en est ainsi, nous sommes forcés de quitter, nous aussi, notre place… »
    « Pour l’amour du ciel, arrête ! » crièrent les plaques d’acier à la petite vis. « Si plus personne ne nous tient ensemble, c’est la fin ! »
    L’intention de la petite vis – qui avait pris la décision de quitter son poste – se propagea rapidement à travers la gigantesque coque du navire. La structure tout entière, qui jusque-là avait défié les vagues avec tant d’assurance, se mit à grincer péniblement et à trembler.
    Toutes les plaques, les nervures, les axes, les vis et jusqu’aux petits clous du navire décidèrent alors d’envoyer un message à la vis, lui demandant de renoncer à son projet : « Tout le navire se disloquera, coulera et personne d’entre nous ne reverra la patrie. »
    La petite vis se sentit flattée par ces paroles et découvrit soudain qu’elle était beaucoup plus importante qu’elle n’avait pensé. Alors, elle fit savoir à tous qu’elle resterait à sa place.
  •                                                               _ _ _ _ _  _ _ _ _ _ __  __ _

 

Les sept marches de l’évolution

Cette histoire se déroule en Orient.

Un jeune disciple s’approche de son Maître et lui demande :
« Maître, j’aimerais connaître le chemin qui m’attend et qui m’amènera jusqu’à la Lumière» ?

Le Maître, assis en lotus, en profonde méditation, ne répond pas.
Le disciple s’assied, à son tour, en posture de méditation et attend patiemment.

Le Maître dit :
« Tu as franchi la première marche de l’évolution,
car elle consiste à s’asseoir dans le silence pour te connecter à ta Mère la Terre.»

Le disciple, ravi et au bord des larmes, ferme les yeux et se concentre sur sa respiration.

Le Maître dit :
« Tu as franchi la deuxième marche de l’évolution,
car elle consiste à vivre ses émotions et à les laisser passer dans le silence. »

Le disciple respire encore plus profondément et calme ses pensées en visualisant le ciel bleu.

Le Maître dit :
« Tu as franchi la troisième marche de l’évolution,
car elle consiste à calmer ses pensées afin de les discipliner. »

Le disciple se centre dans son coeur et y ressent l’amour infini de son âme.

Le Maître dit : « Tu as franchi la quatrième marche de l’évolution,
car elle consiste à ouvrir son coeur et à baigner dans l’amour de son âme. »

Le disciple dit alors :
« Maître, j’aime la vie. »

Le Maître dit : « Tu as franchi la cinquième marche de l’évolution,
car elle consiste à exprimer l’amour que tu as ressenti dans ton coeur. »

Le disciple sent des larmes couler sur ses joues et dit : « Maître, je ne suis plus. »

Le Maître esquisse un léger sourire et dit :
« Tu as franchi la sixième marche de l’évolution,
car elle consiste en l’abandon de la personnalité. »

Le disciple ouvre les yeux et dit :
« Je suis le Soleil, je suis l’Amour, je suis la Vie. Je suis Toi, mon Maître. »

Le Maître éclate de rire et crie au Soleil, à la Terre et à l’Univers :
«Mon disciple a franchi la septième et dernière marche de l’évolution. Il est rentré chez lui… »

 Et les deux Maîtres (l’ancien et le nouveau) se mettent à danser et à célébrer l’Amour et la Lumière.

Et les fleurs dansent avec eux ; et les arbres dansent avec eux ; et le soleil danse avec eux ;
et la terre danse avec eux car, lorsqu’un disciple rentre chez lui (dans sa patrie divine),
l’Univers entier s’en réjouit et chante l’Amour et la Lumière.

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  • Histoire d’amour
  • Ferme les yeux,
    Regarde ton cœur,
    Tu apercevras une petite flamme.
    Jamais elle ne cessera de te réchauffer.Avec d’autres, elle fera un feu de joie,
    Qui rayonnera si bien, que partout,
    D’autres foyers s’allumeront,

Jusqu’au jour où,
Nulle part dans le monde,
Plus personnes, jamais,
Ne connaîtra le froid.

Bouche-toi les oreilles,
Écoute ton cœur,
Tu entendras une petite musique.

Seule, elle n’a pratiquement aucun pouvoir,

Mais avec d’autres, elle fera une symphonie
Qui retentira si bien, que partout
Elle sera reprise en chœur.

Alors, enfin, elle régnera,
L’harmonie.

Anonyme

  •                                                               _ _  __ _ _  __ __  __ _ _
  • Claude d’Astous, 

 

    Seigneur, accorde-moi cette Grâce :
que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur,
mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité
à chaque personne que je vais rencontrer,
pour l’aider à découvrir les richesses qui sont en elle.
Aide-moi surtout, Seigneur,
à savoir regarder la face ensoleillée
de chacun de ceux avec qui je vis.
Il m’est parfois si difficile, Seigneur,
de dépasser les défauts qui m’irritent en eux,
plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes,
dont je jouis sans y prendre garde.
Aide-moi aussi, Seigneur,
à regarder ta Face ensoleillée,
même en face des pires événements :
il n’en est pas un qui ne puisse être source
d’un bien qui m’est encore caché,
surtout si je m’appuie sur Marie.
Accorde-moi, Seigneur,
la Grâce de ne travailler que pour le bien,
le beau et le vrai, de chercher sans me lasser,
dans chaque homme, l’étincelle
que Tu y as déposée en le créant à ton image.
Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme
pour le succès des autres que pour le mien,
et de faire un tel effort pour me réformer moi-même
que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.
Je voudrais aussi, Seigneur,
que tu me donnes la Sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé
que pour me hâter vers un avenir meilleur.
Donne-moi, à toute heure de ce jour,
d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami
à chaque homme, ton fils et mon frère.
Donne-moi un coeur
trop large pour ruminer mes peines,
trop noble pour garder rancune,
trop fort pour trembler,
trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.
Seigneur, mon Dieu,
je Te demande ces Grâces pour tous les hommes
qui luttent aujourd’hui comme moi,
afin que diminue la haine et que croisse l’amour,
car depuis ta Résurrection,
la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la Vie.
Ouvre mes yeux à l’invisible
pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme
de ceux qui croient en Toi
et qui espèrent en l’Homme. Amen.

Soeur Emmanuelle

                                                                                            _ _ _ _ _ __ _ _ __ _ _ ____

 

 

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 » J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi. J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger. J’ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé. J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer. J’ai crié et sauté de tant de joies, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J’ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d’un sourire. J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)… Mais j’ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m’en passe pas…
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C’EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !
Charlie Chaplin  « 

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rayon de lumière

Il y a des moments dans la vie
où la présence de l’autre nous manque tellement
qu’on espère sans cesse sa présence

Rêve à ce qui te fait plaisir
va où tu veux aller
sois où tu aimerais être
parce que tu as seulement une vie pour faire ce que tu veux

Que sur ton chemin tu trouves…
suffisamment de bonheur pour rester douce
suffisamment d’épreuves pour devenir force
suffisamment de peine pour rester humaine
suffisamment d’espoir pour être heureuse

Les personnes plus heureuses
n’ont pas nécessairement le meilleur de tout ;
simplement, elles exploitent au maximum
tout ce qui se trouve sur leur route

Le bonheur attend…
ceux qui pleurent, ceux qui souffrent,
ceux qui cherchent, ceux qui se dévouent,
ceux qui s’aiment…
parce que seules ces personnes peuvent apprécier l’importance de ces choses
qui laissent des traces dans la vie

Oublie le passé,
abandonne derrière toi tes erreurs et tes peines,
l’amour naît avec un sourire et grandit avec un baiser

Ce message est destiné à toutes les personnes qui signifient quelque chose pour moi
à celles qui ont marqué ma vie d’une façon ou d’une autre…
à celles qui m’ont fait sourire quand j’en avais le plus besoin…
à celles qui m’ont fait voir le bon côté des choses quand je voyais seulement le pire…
à toutes celles à qui je veux dire combien j’apprécie leurs amitiés
ou simplement… merci de m’avoir donné un aperçu d’un monde meilleur.

Anonyme

                                                                           _ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ __ _ __ __ _ _ _ __ __

 » le Dharma.Je fais du Ciel et de la Terre mes Parents :

La vie entière est source de connaissance, d’expérience et de sagesse.
Tous les êtres et les phénomènes peuvent m’apprendre
C’est à moi d’en profiter par mon ouverture d’esprit,
Ma curiosité et mon désir de connaître, d’apprendre et de vivre.
Mon école est la vie…

Je fais de l’Esprit mon Ami :
Je suis seul responsable de ma connaissance,
De ma compréhension, de mon apprentissage
Par mon entière présence d’esprit, ma concentration totale
Sur le présent dans la pratique du combat et dans la vie…

Je fais des Facultés d’Adaptation mes Principes :
Apprendre des autres, apprendre de notre expérience
Pour mieux faire face aux épreuves du combat et de la vie.
Aucune magie ne peut me donner le bonheur,
Aucun Maître ne peut m’enseigner
Si ce n’est le chemin qui mène à la connaissance de soi…

Je fais de la Soumission mon Dharma :
Je me soumet au destin,
Je me soumet aux principes du combat.
La vie m’apporte des épreuves que je ne peut éviter.
Les principes du combat me permettent de m’adapter
À ces épreuves, au Dharma…

Je fais de l’Égo mon Ennemi :
Il amplifie ou détruit la réalité
Par le sentiment démesuré, le préjugé ou la conviction.
C’est contre « lui » que je dois combattre
Pour percevoir la réalité comme elle est vraiment.
Gagner avant de combattre…

Je fais du Silence de l’Esprit mon Sabre :
Je vide mon esprit du passé et du futur.
Je vide mon esprit de mes préjugés et de mes convictions
Je ne nie rien et je n’affirme rien : je pense sans penser,
L’intuition, la clé de la vrai connaissance.
L’outil ultime de l’adaptation au combat, à la vie…

Je fais de la Volonté et de la Droiture mon Armure :
Le sage n’a pas besoin de loi
Car il respecte LA LOI : le Dharma.
En me donnant corps et esprit à l’apprentissage du combat;
En respectant ses principes;
Je n’aurai jamais rien à me reprocher et serai toujours protégé.
Ainsi, je ne perdrai jamais même si je perds parce que j’apprends…

Je fais de l’Esprit Immuable ma Forteresse :
Fixé sur chaque instant présent de la vie,
L’Esprit immuable me protège des illusions et des remords,
Des rêves et des cauchemars.
Il me permet de vivre pleinement ce que j’ai à vivre
Et d’apprendre tout en demeurant en Harmonie avec l’Univers…

Je fais de l’Honnêteté ma Force :
Par la connaissance de mes forces et de mes faiblesses,
Je peux orienter mon travail
Afin de transformer mes faiblesses en forces ;
Accepter celles que je ne peux transformer et agir en conséquence ;
Exploiter mes forces afin de m’adapter au combat, à l’Ordre Universelle.
Mon honnêteté envers les forces et les faiblesses d’autrui
Me permet d’apprendre, de comprendre et de m’adapter à l’autre
Tout en demeurant en Harmonie avec le Dharma…

Je fais de ma Force Intérieure ma Magie :
Je suis seul responsable de ma victoire en combat et dans la vie
Par mes propres efforts à pratiquer, à connaître,
À comprendre et à appliquer
Les principes du combat le plus intensément possible,
Avec tout mon coeur,
À chaque moment de ma vie.
Chaque pensée, chaque geste, chaque mot influence l’Univers
Positivement ou négativement.
C’est à moi d’équilibrer mon destin…

Je fais du Dharma mon Miracle :
L’opportunité doit être investie avec tout mon être
Comme si c’était ma dernière chance.
J’évite ainsi les remords de l’inaction et j’apprends par l’action… »

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Hier, aujourd’hui et demain

Chaque semaine compte deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous faire de souci, deux jours où il ne nous faudrait connaître ni crainte, ni appréhension.

Le premier jour, c’est hier, qui porte le fardeau de ses soucis, de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances et de ses chagrins. Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l’or du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire les actes accomplis, les paroles prononcées. Hier est un jour révolu.

L’autre jour qu’il convient de mettre à l’abri des soucis, c’est demain, plein de grandes promesses, de piètres résultats, de malheurs possibles et de fardeaux. Demain échappe à notre emprise. Le soleil se lèvera inexorablement dans la splendeur ou derrière un voile de nuages. Jusqu’à son lever, nous ne pouvons miser sur rien, puisque demain n’a pas vu le jour.

Il ne nous reste donc qu’aujourd’hui. Tous nous pouvons livrer bataille pendant une petite journée. Nous ne faiblissons et ne chavirons que si le poids d’hier et de demain – ces deux terribles éternités – s’ajoutent aux inquiétudes d’aujourd’hui.

Ce ne sont pas les expériences d’aujourd’hui qui nous désespèrent, c’est l’amertume du remords de la veille et la crainte de demain.

À CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !

Anonyme

                                                                            _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ __ _ __ _ __ 

La caravane humaine

J’ai connu,
dans ma vie,
qui s’étire déjà pas mal,
quelques grands vivants.

Ils n’étaient pas tous célèbres,
loin de là.
Mais ils avaient tous
assez d’amour dans le coeur
pour en donner
à beaucoup.

Ils n’avaient pas tous un épais portefeuille,
tant s’en faut.
Mais ils avaient tous
une grande passion dans l’âme
qui donnait du sens
à tout ce qu’ils faisaient.

Ils n’étaient pas tous très instruits,
oh non !
Mais ils avaient tous développé
une sagesse en leur esprit
qui en faisait
de merveilleux conseillers.

Ils avaient souffert,
souvent même beaucoup :
maladies, échecs, abandons, trahisons.
Mais jamais,
ils ne s’étaient laissés abattre.
Toujours,
ils avaient rebondi
devant l’épreuve.

Ils avaient compris
depuis longtemps
que donner
est plus agréable que recevoir,
qu’écouter
est plus intéressant que parler,
qu’admirer
est plus utile que condamner.

Ils avaient découvert
que l’intelligence sans le coeur
est bien malcommode
et que le coeur sans les mains
ne vaut guère mieux.

Ils avaient trouvé aussi,
souvent péniblement,
que la vraie vie
ne se vit pas tout seul.
Il y a les autres
sur qui on peut s’appuyer.

Ils avaient tous gardé
un sens de l’émerveillement peu commun.
Capables de se pâmer
devant une rose fraîchement éclose
autant que devant le sourire d’un enfant
ou les mains ridées d’un vieillard.

Ils étaient ardent à l’ouvrage
et fervents pour l’amour.
Ils avaient la force des départs
et le courage des recommencements.
Ils avaient du coeur au ventre
et aussi plein les mains.

Il émanait de leur personne
une sorte de magnétisme
qui donnait le goût
de faire un bout de chemin avec eux.
Leur seule présence inspirait confiance.
Ils dégageaient beaucoup d’amour.
On était bien avec eux.

A les voir,
on avait le sentiment d’être meilleur.
A côté d’eux,
on avait envie de grandir.
Ils avaient du feu
dans les yeux et dans le coeur.

Et certains,
au cours du voyage,
avaient rencontré Dieu
qui avait éclairé leurs pas,
guéri leurs blessures
et réchauffé leurs froidures.

Bref,
ils avaient le goût de vivre
et ils donnaient le goût de vivre.

* * *

Mais j’en ai connu d’autres
qui avaient perdu
ce goût de vivre
et qui traînaient à pas lents
une vie lourde de misères.
Grands blessés,
oubliés, déprimés,
angoissés, perdus.

Ce n’était pas toujours
de leur faute.
Ils ont excité en moi
la pitié,
puis la compassion,
et enfin l’amour.
Je leur ai voué
une bonne partie de ma vie.
Ils sont devenus
des maîtres pour moi
et je compte parmi eux
quelques-uns de mes meilleurs amis.

Et, il faut le dire,
j’en ai connu enfin
qui enlevaient aux autres
le goût de vivre,
qui utilisaient les gens
plutôt que de les aimer.
Mesquins, égoïstes,
ambitieux, hypocrites,
veules, jaloux,
jugeurs, exploiteurs.

Eux aussi
n’étaient pas toujours coupables.
Ils m’ont souvent donné
l’envie de vomir
quand ils croisaient ma route.
Peu à peu, cependant,
ils m’ont appris
la compréhension, la bonté
et surtout le pardon.

* * *

Dans la caravane humaine,
il y a toutes sortes de marcheurs.
Des leaders et des suiveurs,
des infatigables et des fatigués,
des joyeux et des tristes,
des bons vivants et des agressifs,
des grands, des moyens, des petits,
des fins et des pas-fins,
des forts et des faibles…

Les uns courent,
d’autres s’essoufflent à rien,
d’autres s’assoient sur le bord de route,
d’autres enfin rebroussent chemin.

Mais tous sont portés ou emportés
par cette marée humaine.
Tous, même sans le savoir,
sont avides d’amour,
sont assoiffés de vie.
Ils veulent VIVRE.
Ils portent en eux,
comme le trésor le plus précieux,
cet acharnement à vouloir vivre.

Qui leur a rivé au coeur
ce goût de vivre,
dites-le moi ?
Je ne serais pas surpris que ce soit
Celui qui est la Vie,
Celui qui a brisé
les chaînes de toutes nos morts
afin que nous puissions
VIVRE TOUJOURS !

Jules Beaulac, Que c’est bon la vie !, Ed. du Levain, l990
http://www.public.sogetel.net/j

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La vie est la vie (prière attribuée à Mère Teresa)

La vie est beauté, admire-la
La vie est félicité, profites-en.
La vie est un rêve, réalise-le.
La vie est un défi, relève-le.
La vie et un devoir, fais-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, soigne-la bien.
La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, pénètre-le.
La vie est une promesse, tiens-la.
La vie est tristesse, dépasse-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, lutte avec elle.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Une autre :

La parole à dire
La Vérité à faire connaître.
Le chemin à parcourir.
La lumière à diffuser.
La Vie à vivre.
L’Amour à aimer.
La joie à répandre.
Le sacrifice à offrir.
La Paix à donner.
Le Pain de Vie à manger.
L’affamé à nourrir.
L’assoiffé à rassasier.
L’être nu à vêtir ;
Le sans-abri à loger.
Le malade à guérir.
L’isolé à aimer.
L’indésirable à accueillir.
Le lépreux pour laver ses plaies
Le mendiant pour lui sourire.
L’ivrogne à écouter.
Le malade mental à protéger.
Le tout-petit à embrasser.
L’aveugle à guider.
Le muet pour parler à sa place.
L’estropié pour marcher avec lui.
Le drogué à secourir.
La prostituée à sortir du danger et à secourir.
Le prisonnier à visiter.
Le vieillard à servir.
Pour moi : Jésus est mon Dieu

Une autre :

Faites-le quand même…

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne les quand même…
Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même…
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même…
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même…
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même…
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même…
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même…
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même…

Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.

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 »

Ce qu’il restera

Oui, nos mains vont disparaître…
Mais nos poignées de mains,
Mais nos signes de bonjour,
Mais nos gestes d’adieu,
Mais l’invisible chemin de nos caresses…
Nous n’allons pas les brûler.

Oui, nos pieds vont disparaître…
Mais la foulée de nos promenades,
Mais l’élan de nos courses,
Mais le saut de nos jeux,
Mais le pas de nos danses et de nos rendez-vous…
Nous n’allons pas les noyer.

Oui, nos visages vont disparaître,
Et nos oreilles, et nos lèvres et nos yeux…
Mais nos sourires, mais nos écoutes,
Mais nos regards, mais nos baisers…
Nous n’allons pas les enterrer.

Gabriel Ringlet

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 » 

L’important, c’est de semer

L’important, c’est de semer,
un peu, beaucoup, sans cesse,
les graines de l’espérance…

Sème le sourire :
qu’il resplendisse autour de toi.

Sème ton courage :
qu’il soutienne celui de l’autre.

Sème ton enthousiasme,
ta foi, ton amour,
les plus petites choses,
les riens.

Aie confiance,
chaque graine enrichira un petit coin de terre.

Anonyme

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 » Que tous les êtres soient remplis de joie et de paix.

Que tous les êtres, partout,
Les forts et les faibles,
Les illustres et les insignifiants,
Les misérables et les puissants,
Les grands et les petits,
Les subtils et les grossiers ;

Que tous les êtres, partout,
En vue ou dans l’ombre,
A proximité ou à mille lieues,
Etant ou dans l’attente d’être :
Que tous soient remplis d’une joie durable.

Qu’aucun être n’en trompe un autre,
Qu’aucun être nulle part n’en méprise un autre,
Qu’aucun être sous l’emprise de la colère ou du ressentiment
Ne souhaite jamais le malheur d’un autre.

Tout comme la mère fait de sa vie un rempart
pour protéger de la souffrance son enfant, son unique enfant,
Laisse grandir en toi
Un amour sans bornes de toutes les créatures.

Laisse ton amour couler et silloner l’Univers,
Dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa grandeur,
Un amour sans limites, sans haine et sans hostilité.

Puis, debout ou en mouvement,
Assis ou couché,
Tant que tu es éveillé,
Lutte pour cela en fixant ton esprit sur un point ;
Ta vie t’apportera le paradis sur terre.

Bouddha, Nipatta Sutra

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Seigneur, faites de moi un instrument de paix !

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se trouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle Vie.

Attribué à Saint François d’Assise

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LES RÉSOLUTIONS DE CARÊME

 

Prendre de bonnes résolutions, cela nécessite un temps d’arrêt et de réflexion sur la conduite de sa vie, un détour par sa vie intérieure. Ces résolutions méritent d’être prises à la lumière de trois questions : pourquoi ? Quoi ? Comment ?

 

Pourquoi ? C’est-à-dire avec quel sens ? Et quels objectifs ? Il ne s’agit pas seulement de s’imposer une contrainte ou une privation, mais de nous rapprocher de ce en quoi nous croyons, de donner du sens à nos résolutions.

 

Puis vient la question du quoi ? Nous choisissons souvent d’accomplir des efforts  sur nous-mêmes : moins manger, ne pas boire d’alcool, cesser de fumer. Ou des efforts vers les autres : moins râler, ne plus se plaindre, sourire, écouter, aider, donner. Il ne s’agit pas, ou pas seulement, d’être fier de soi. Il s’agit de faire bien. En se respectant davantage et en respectant les autres. Il s’agit parfois aussi de résister aux tentations du quotidien, mêmes bénignes, comme de moins fréquenter les écrans.

 

Enfin, la question du comment ? Il existe de nombreuses règles aux changements réussis : définir des objectifs concrets, réalistes ; toujours faire suivre la résolution d’un premier geste, symbolique et immédiat. Lorsqu’on a du mal ou qu’on est en échec, faire preuve de tolérance et bienveillance envers-soi ; s’engager devant autrui ; fragmenter les objectifs de long terme, vastes et généraux, en une succession d’objectifs de court terme, limités et ciblés (« un jour à la fois ») ; les écrire et tenir un journal de carême etc…

 

Une résolution, ce n’est pas seulement une vague intention. C’est une décision suivie d’efforts prolongés ou répétés. Et c’est aussi un engagement pris envers soi-même – et dans le carême envers Dieu ou notre communauté.

 

   Christophe André « La vie » 8 février 2018

Chacun de nous, poète ou ingénieur, pauvre ou riche, jeune ou vieux, travailleur manuel ou intellectuel, chef d’État ou concierge, tous nous poursuivons une étoile dans le ciel de notre cœur, de notre conscience ou dans le ciel de nos rêves. Les hommes sont souvent des «Mages» qui, dans la nuit, sont en quête d’une étoile.

 

Comment s’appelle l’étoile que vous cherchez, l’étoile qui vous permet de vivre, d’espérer encore et malgré tout? S’appelle-t-elle: santé, justice, Paix, Amour, Bonheur, tendresse, Liberté ? Car le plus dramatique dans la vie d’un homme, c’est de ne plus avoir d’étoiles à poursuivre! Alors au fond d’une nuit trop noire, l’homme se meurt de désespoir ou d’ennui.

 

La foi est l’étoile du croyant. Elle est un don de l’Esprit, une lumière intérieure qui l’aide à regarder «autrement» sa vie quotidienne. La foi est un nouveau regard illuminé par la lumière du Christ vivant qui se lève, peu à peu, sur l’obscurité de notre terre.

La foi est une invitation à apprendre à discerner les «épiphanies» de Dieu, à découvrir ces mille et une petites étoiles qui, de temps en temps, percent la grisaille de notre vie quotidienne.

 

Il y a quelques temps, je me trouvai assis dans un compartiment du train qui me ramenait sur Paris. Et, comme souvent, chaque voyageur, indifférent à son voisin, feuilletait un magazine ou poursuivait, seul, dans sa tête, ses pensées, ses souvenirs ou ses soucis. Soudain, un enfant aux cheveux blonds tout bouclés, s’est mis à trottiner dans le couloir central, invitant chaque passager, y compris un noir et deux maghrébins, à embrasser son ours en peluche. Alors, brusquement, tout le compartiment s’est comme illuminé! Regards attendris, sourires complices. Un mystérieux courant de tendresse passait! Les langues se sont déliées. La plupart des personnes présentes, jusque là séparées par un mur de silence, se trouvèrent mille choses à échanger.

Miracle d’une «épiphanie»! Celle de l’innocence, de la fragilité d’un enfant! une étoile s’était allumée!

 

Un peuple, à l’Est ou à l’Ouest, qui se lève pour secouer le joug d’un régime militaire ou totalitaire, retrouver sa liberté et sa dignité… Épiphanie de l’espérance! Une étoile s’allume!

Au sein d’une société axée sur la rentabilité, la course à l’argent, rencontrer un jeune super technocrate, bardé de diplôme, qui largue tout pour se faire moine… Épiphanie de la gratuité d’un appel à l’Absolu, fou et imprévisible. Une étoile s’allume!

Une maman qui veille, jour et nuit, depuis des mois, un de ses enfants, dans le coma… Épiphanie d’un amour inlassable! Une étoile s’allume!

Ce missionnaire qui meurt d’épuisement au milieu de son peuple d’adoption, ce médecin volontaire qui patauge dans la boue des camps de réfugiés au lieu de faire carrière…. Épiphanie du don de soi. Une étoile s’allume!

L’explosion de joie dans la salle de contrôle lorsqu’un nouveau satellite atteint son objectif, le cri du premier de cordée qui plante son fanion au sommet de la montagne, le bonheur de l’handicapé qui remporte une épreuve sportive malgré son infirmité… Épiphanie de la joie de se dépasser, de remporter, ensemble, une victoire qui grandit l’homme! Une étoile s’allume!

L’émerveillement du père penché sur le berceau de son enfant, le plaisir de l’écrivain qui sculpte les mots, du musicien qui apprivoise et harmonise les sons, de l’ébéniste qui cisèle un pied de table… Épiphanie de la joie de créer!

 

Oui, que d’épiphanie de la Lumière, que d’étoiles chaque jour allumées pour celui qui sait regarder avec les yeux du cœur, les yeux de la foi!

 

Chrétien, je crois que toutes ces épiphanies du quotidien, toutes ces petites étoiles dans notre nuit, ne sont que des lumières réfractées, les reflets du Soleil Levant, Jésus Christ, lui, le Vainqueur des ténèbres du mal.

Croire, c’est accueillir le Christ-Lumière, épiphanie de l’amour du Père.

 

L’étoile du croyant est la foi. Étoile qui n’est pas accrochée dans le firmament de notre imaginaire mais au plus profond de notre cœur où l’Esprit murmure: «Si tu savais le don de Dieu!» car, il faut le dire et le répéter, la plus grande détresse pour l’homme d’aujourd’hui est de ne plus avoir dans son cœur ni étoile, ni utopie, ni espérance.

Chrétiens, illuminés par l’étoile de la foi, nous voulons dire non à toute forme de désespérance.

Illuminés par la foi, nous voulons nous mettre en marche, chaque matin, comme les mages, vers l’enfant qui a faim, vers l’immigré, l’étranger, le pauvre, l’exploité, vers notre voisin de palier ou de quartier et y discerner une épiphanie de Dieu.

Illuminés par l’étoile de la foi, nous voulons marcher, comme les mages, vers les terres inconnues de l’avenir et y rencontrer Dieu; illuminés par l’étoile de la foi, notre cœur et notre intelligence discerneront les choix nécessaires pour construire la «civilisation de l’amour».

 

L’homme qui croit devient lui-même un reflet lumineux, une étoile, une source d’espérance, une épiphanie de la tendresse et de la paix de Dieu.

 

Michel Hubaut, extraits «Vivre»

Pour être heureux, ralentissons.

 

Claudel, en 1886, suggère la vitesse de frappe de la grâce. Mais si Dieu peut intervenir dans nos vies avec une telle fulgurance, c’est plutôt la lenteur qui caractérise d’habitude le rythme de notre cheminement spirituel. Comme pour les bons vins, il faut du temps pour faire un saint!

Or, aujourd’hui, le temps est devenu une denrée rare. Nos conversations quotidiennes bruissent de cette pénurie : « Si ma journée pouvait s’étirer », « ma vie est une course folle»… Emportés par l’accélération qui précipite nos sociétés dans une cadence effrénée, nous avons de plus en plus le sentiment de courir après le temps. Tel un ogre insatiable, la vitesse dévore nos existences, nos agendas. Speed dating, fast-food, haut débit, micro-sieste…, il faut aller toujours plus vite, analyse le philosophe Hartmut Rosa (1). Pour répondre à cette injonction, et en vertu du credo selon lequel une vie réussie est une vie remplie, nous surchargeons nos journées de tâches diverses, faisons plus en moins de temps, expédions les repas, grignotons sur le sommeil. La difficulté à se déconnecter nous maintient sous pression, cernés par ces nouvelles technologies dont on découvre qu’elles  génèrent autant d’aliénation que de libération. Paradoxe déjà pointé par le philosophe chrétien Lanza del Vasto:

« L’avènement des machines et l’avantage que nous en attendions: gagner du temps, ont eu pour effet, en accélérant échanges et transports, de répandre partout la hâte. Du matin au soir, nous sommes traqués par la précipitation et la crainte du retard.»

 

 

Face à cette frénésie, une prise de conscience se fait jour. Il est temps de lever le pied! Le succès du livre de Sylvain Tesson parti s’enclore dans une cabane en Sibérie en est un indice parmi d’autres : beaucoup de nos contemporains rêvent de s’aménager une thébaïde pour regarder pousser les arbres et s’inventer une vie ralentie, selon le mot d’ordre de Thoreau, l’auteur de Walden : « Faites que votre existence  soit un contre-frottement qui arrête le mouvement de la machine. » L’engouement pour le jardinage, la marche, le « recours aux forêts» (Ernst Jünger), apparaissent comme autant de remèdes pour se libérer de l’instantanéité et renouer avec une cadence plus naturelle, plus douce. Parée de toutes les vertus, la lenteur semble tracer un chemin vers le bonheur. Pour être heureux, clame l’air du temps, cessons de régler le rythme de nos vies sur la course échevelée du monde, et marchons au pas !

 

L’écrivain Xavier Partier s’inscrit dans ce courant. Dans Blaise Pascal. La nuit de l’extase il raconte comment il fut saisi un jour d’un dégoût de l’actualité.

Pour s’en désintoxiquer, il partit six mois à la campagne, sans télé, radio, ni Internet. Les bienfaits de cette expérience furent immédiats. « La lenteur, ou la capacité de faire du temps qui passe un allié, nous ouvre à des vérités que l’immédiateté nous dissimule», observe-t-il. En laissant infuser les heures, on donne aux objets, aux paysages, aux personnes la possibilité de déployer leurs nuances. La lenteur est la condition d’une perception subtile et nuancée. Un ermite camaldule a écrit : « La poésie de la vie monastique, c’est sa prose. » Dans le rythme lent d’une vie cloîtrée, les sensations, moins nombreuses, deviennent plus denses, plus riches. En décélérant, l’existence gagne en profondeur, on devient attentif aux fêtes de l’instant, ces petits riens qui, si on sait les percevoir et les accueillir, révèlent leur poids de beauté et de mystère. «La profondeur d’un homme est dans sa puissance d’accueil », écrit Éloi Leclerc dans Sagesse d’un pauvre.

Dans la vie spirituelle aussi, la précipitation n’est pas de mise. Le rythme frénétique de nos vies est une conspiration contre la vie intérieure. À force de courir, prévient le spécialiste de théologie spirituelle, le jésuite Dominique Salin, on risque l’essoufflement Or, dit-il, « comme le radical du mot l’indique, la vie spirituelle est une affaire de souffle. Elle commence au niveau de la ceinture, du diaphragme, et consiste à savoir respirer. »

Dans le Royaume de Dieu, rien ne sert de courir… « Même si saint Paul compare l’aventure spirituelle à un sprint, la vitesse de progression du chrétien moyen vers la vision béatifique s’apparente à celle de la tortue plus que du lièvre », s’amuse le père Salin. De fait, il faut du temps à la grâce pour investir notre humanité. «Dans la vie d’Ignace de Loyola,poursuit-il, entre le boulet de canon et l’aboutissement de sa vocation : la fondation de la Compagnie, il se passa vingt ans. » Temps qu’il fallut aussi à Charles de Foucauld pour parvenir à maturité spirituelle…

(Entretien de Valpré, extrait du journal La Croix) 

Tout comme la Vérité surgit par la fenêtre des pensées et des mots, Dieu Se manifeste à travers l’Intelligence christique et la création vibratoire. Lorsque les perles des nations ne sont pas liées entre elles par le fil de la perception universelle de la Conscience christique et de la Paix christique, elles se séparent et se dispersent en heurtant les rochers de l’égoïsme. Le Christ de Noël doit être célébré dans un amour partagé par tous les hommes de toutes les races.

Je prie pour que le Christ naisse dans le berceau d’une nouvelle compréhension universelle ; pour que dans la nuit noire de la guerre, l’étoile de l’Amour du Christ puisse éclairer un nouveau monde uni. Je prie pour que le Christ naisse dans toutes les nations en tant qu’amour de l’unité, en tous les hommes en tant qu’ambition spirituelle, dans les vrais amis en tant qu’Ami divin, dans les étudiants de cette voie spirituelle en tant que réalisation du Soi et dans tous les fidèles fervents en tant que Joie toujours nouvelle et éternelle et Sagesse perpétuelle.

Les possessions liées au monde terrestre, tout comme la gloire, ne durent qu’un temps, mais les possessions liées à Dieu durent pour l’éternité et sont d’une utilité suprême. Pourquoi adorer le confort matériel sur l’autel de l’éphémère ? Apprenez à adorer le confort spirituel dans le temple de l’indestructibilité. La meilleure façon de convertir les nombreuses possessions terrestres en trésor céleste impérissable est de les utiliser dans un esprit de service spirituel. Le Christ doit être vécu pour être connu. Dans toutes les bonnes actions, dans chaque service rendu sur le plan matériel ou spirituel, et dans la crèche de la méditation, le Christ cosmique immortel naît à nouveau.

Personne ne peut connaître le Christ en lisant des livres sur la théologie ; nous devons sentir sa présence dans l’écrin de la méditation profonde. Dans le berceau des pensées absorbées dans la méditation, tressé avec les tendres brindilles de la dévotion, le Christ nouveau-né repose, bercé par le roucoulement de la colombe de la paix intérieure.

Au cours de ces vingt derniers siècles, Noël a été célébré 1935 fois – pourtant, combien rares sont ceux qui ont compris la véritable signification de la naissance de Jésus ! Chaque année, Dieu et les anges commémorent cette fête avec des célébrations célestes, pour le bien de tous les êtres. Que chacun de vous, en méditant profondément les semaines précédentes, prépare sa conscience à célébrer le Noël qui approche. L’arrivée de la Conscience christique nouvellement née dans le hameau de votre méditation sera incroyablement fascinante, édifiante et épanouissante pour votre âme. Préparez-vous à recevoir le Christ en décorant l’arbre de Noël spinal * de votre conscience plongée dans la méditation avec les nombreuses et nouvelles perceptions du Christ divin, avec les étoiles éternellement scintillantes de la sagesse et avec les fleurs de lotus de l’amour divin. Au pied de cet arbre de Noël intérieur, déposez tous vos désirs matériels pour qu’ils soient offerts une fois pour toutes à la Joie christique qui est en vous.

Alors, en s’éveillant le matin de Noël, le Christ s’approchera de l’arbre de Noël de votre conscience pour recevoir les présents que vous aurez accrochés à ses nombreuses branches, et pour vous offrir en retour ses dons impérissables que sont l’Omniprésence, l’Omniscience, l’Amour divin, la Lumière cosmique, l’Éveil éternel et la Joie toujours nouvelle, attachés avec les rubans dorés de l’éternité.

On raconte qu’un jour, une prof a demandé à ses élèves de noter le nom de tous leurs camarades de classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chacun et de le noter à côté des noms. Cela pris toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Peu de temps après, tous souriaient :
–  » Vraiment ? « , entendait-on chuchoter…
–  » Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un !  »
–  » Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant « , étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d’eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l’enterrement de cet élève. L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda :
–  » Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ?  »
Elle hocha la tête et dit :
–  » Oui.  »
Alors il lui dit :
–  » Marc a souvent parlé de vous.  »

Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.
–  » Nous voulions vous montrer quelque chose. « , dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche.  » On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez… »
Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classe au sujet de Marc.
–  » Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.  » dit la mère de Marc.  » Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.
– Charlie sourit et dit :  » J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau. »
– La femme de Chuck dit :  » Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage.  »
–  » Moi aussi, j’ai encore la mienne.  » dit Marilyn.  » Elle est dans mon journal intime.  »
– Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes.  » Je l’ai toujours avec moi,  » dit-elle et elle ajouta :  » Nous l’avons tous gardée.  »

La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. C’est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l’on aime et qui nous sont importantes, qu’elles sont particulières et importantes. Dis le leur avant qu’il ne soit trop tard.

Anonyme

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Sois serein au milieu du bruit et de l’agitation
et songe au calme paisible qui se dégage du silence.
Vis en bonne entente avec tout le monde
sans pour cela te renier.
Expose calmement et clairement tes idées ;
et écoute les autres,
même celui que tu considères moins intelligent que toi,
car eux aussi ont quelque chose à t’apprendre.

Evite les personnes bruyantes et agressives,
elles sont un supplice pour l’esprit.
Si tu te compares aux autres,
tu te sentiras parfois vaniteux et aigri,
car il y en en aura toujours de plus grands et de plus petits que toi.
Réjouis-toi de tes réussites comme de tes plans.

Si modeste que soit ta carrière, occupe-t’en
car elle est réellement une richesse dans un monde instable.
Sois prudent en affaires
car le monde est plein de tricheries.
Mais garde les yeux grands ouverts devant ses beaux côtés ;
beaucoup recherchent un idéal élevé
et font preuve de grand courage.

Reste toi-même ;
ne simule surtout pas la tendresse.
Mais ne parle pas non plus de l’amour cyniquement ;
car en présence de l’indifférence et du désenchantement,
il est aussi vivace que l’herbe.

Accepte sans amertume la sagesse des années
en échange de ta jeunesse.
Fortifie ton esprit, il te soutiendra en cas de malheur soudain.
Mais ne te laisse pas entraîner par ton imagination,
l’angoisse naît souvent de la fatigue ou de la solitude.
Impose-toi une saine discipline,
mais reste néanmoins indulgent envers toi-même.

Tu es un enfant de l’univers
tout comme les arbres et les étoiles ;
tu as le droit d’exister.
Et même si cela échappe à ta compréhension,
l’univers poursuit son évolution.

Donc, vis en paix avec Dieu,
quelle que soit la manière dont tu Le conçois ;
et quels que soient tes actes et tes aspirations,
vis en paix avec ta conscience dans ce monde bruyant.

Malgré toutes ses hypocrisies, ses tracas et ses rêves envolés,
la vie est quand même belle.
Reste vigilant.
Tends inlassablement vers le bonheur.

Max Ehrmann (1872-1945), Desiderata 

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Règles pour être (s) humain (s)

Un corps t’a été donné. Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée «Vie ». Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.

Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et erreur : l’expérimentation. Les expériences « ratées » font tout autant part du processus que celles qui réussissent.

Une leçon sera répétée jusqu’à ce quelle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

« Ailleurs » n’est pas meilleur qu’ « ici ». Quand ton « ailleurs » est devenu « ici », tu obtiens à nouveau un autre « ailleurs » qui a son tour te semblera meilleur qu’ « ici ».

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

Ce que tu fais de ta « Vie » dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.

Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la « Vie » sont en toi. Tout ce qu’il te faut, c’est regarder, écouter et faire confiance.

A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

Gitta Mallasz

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L’icône endommagée

A moins de regarder une personne et de voir la beauté en elle, nous ne pouvons l’aider en rien. On n’aide pas une personne en isolant ce qui ne va pas chez elle, ce qui est laid, ce qui est déformé. Le Christ regardait toutes les personnes qu’il rencontrait, la prostituée, le voleur, et voyait la beauté cachée en eux. C’était peut-être une beauté déformée, abimée, mais elle était néanmoins beauté, et Il faisait en sorte que cette beauté rejaillisse. C’est ce que nous devons apprendre à faire envers les autres. Mais, pour y parvenir, il nous faut avant tout avoir un coeur pur, des intentions pures, l’esprit ouvert, ce qui n’est pas toujours le cas… afin de pouvoir écouter, regarder et voir la beauté cachée. Chacun de nous est à l’image de Dieu, et chacun de nous est semblable à une icône endommagée. Mais si l’on nous donnait une icône endommagée par le temps, par les événements, ou profanée par la haine des hommes, nous la traiterions avec tendresse, avec révérence, le coeur brisé. C’est à ce qui reste de sa beauté, et non à ce qui en est perdu, que nous attacherions de l’importance. Ainsi, nous devons apprendre à réagir envers chacun…
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PROMETTEZ-VOUS

D’être si fort dans la tranquillité que rien ne puisse troubler la paix de votre esprit.

De parler de santé, de bonheur, de prospérité à chaque personne que vous rencontrerez.

De donner à chacun de vos amis le sentiment de son importance dans le Divin.

De voir le côté positif de toute chose jusqu’à la réalisation de votre optimisme.

De ne penser que le meilleur, de n’agir que pour le meilleur et de n’attendre que le meilleur.

D’être aussi heureux du succès des autres que de votre propre réussite.

D’oublier les erreurs du passé et d’avancer prestement vers de plus grands accomplissements.

De garder en toutes circonstances un visage serein et de sourire à toutes les créatures que vous rencontrerez.

De donner autant de temps à votre propre amélioration que vous en accordez à critiquer les autres.

D’être au-dessus du souci, trop noble pour être en colère, trop  fort pour avoir peur, trop joyeux pour permettre l’ennui.

De vivre dans la foi de ce que le monde entier est de votre côté, tant que vous demeurez fidèle à ce qui est meilleur en vous.

Livre ABC des chakras

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ETRE JEUNE

La jeunesse n’est pas un épisode de la vie,

Elle est un état d’esprit, un effet de volonté,

Une qualité de l’imagination, une intensité émotive,

Une victoire du courage sur la timidité,

Du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années,

On devient vieux pour avoir déserté son idéal,

Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs

Sont les ennemis qui lentement nous font pencher vers la terre

Et devenir poussière devant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille

Il demande comme l’enfant insatiable : et après ?

Il défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que vos doutes.

Aussi jeune que votre confiance en vous-mêmes.

Aussi jeune que votre espoir,

Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif à ce qui est beau, bon et grand

Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,

Puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Général Mac Arthur –  1945

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Texte d’Oriah Mountain Dreamer,  Indien d’Amérique du Nord :

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie, Je veux savoir à quoi tu aspires, Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur.

Je ne m’intéresse pas à ton âge. Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves, Pour l’aventure de te sentir vivre, tu prendras le risque d’être considéré comme fou.

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, si les trahisons vécues t’ont ouvert, ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures.

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne, sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer. Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne, si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain.

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même, si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme.

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance. Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres  et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté. Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le  mien, et malgré cela rester debout au bord du lac et crier:  » Oui !  » au disque argenté de la lune.

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu  as. Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir, tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici. Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer.

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui. Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule.

Je veux savoir si tu peux être seul(e) avec toi-même, et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides.

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Prière

Seigneur, dans le silence de ce jour naissant,
je viens Te demander la paix, la sagesse, la force.
Je veux regarder aujourd’hui le monde
avec des yeux tout remplis d’amour,
être patient, compréhensif, doux et sage,
voir au-delà des apparences Tes enfants
comme Tu les vois Toi-même
et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue de toute malveillance;
que seules les pensées qui bénissent
demeurent dans mon esprit.
Que je sois si bienveillant et si joyeux
que tous ceux qui m’approchent sentent Ta présence.
Revêts-moi de Ta beauté, Seigneur,
et qu’au long de ce jour je Te révèle.

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Pour que la paix vienne …

Si tu crois qu’un sourire est plus fort qu’une arme,
Si tu crois à la puissance d’une main offerte,
Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise,
Si tu crois qu’être différent est une richesse et non un danger,
Si tu sais regarder l’autre avec un brin d’amour,
Si tu sais préférer l’espérance au soupçon,
Si tu estimes que c’est à toi de faire le premier pas plutôt qu’à l’autre,
Si le regard d’un enfant parvient à désarmer ton coeur,
Si tu peux te réjouir de la joie de ton voisin,
Si pour toi l’étranger est un frère qui t’es proposé,
Si tu sais donner gratuitement un peu de temps par amour,
Si tu sais accepter qu’un autre te rende service,
Si tu partages ton pain et que tu saches y joindre un morceau de ton coeur,
Si tu crois qu’un pardon va plus loin qu’une vengeance,
Si tu sais chanter le bonheur des autres et danser leur allégresse,
Si tu sais accepter la critique et en faire ton profit sans la renvoyer et te défendre,
Si pour toi l’autre est d’abord un frère,
Si la colère est pour toi une faiblesse, non une preuve de force,
Si tu préfères être lésé que de faire tort à quelqu’un,
Si tu crois que l’amour est la seule force de dissuasion,
Si tu crois que la paix est possible,
Alors la paix viendra.

Pierre Guilbert

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Donne-moi quelqu’un

Oh ! Seigneur,
Quand je suis affamé, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture;
Quand j’ai soif, quelqu’un qui ait besoin d’eau;
Quand j’ai froid, envoie-moi quelqu’un à réchauffer;
Quand je suis blessé, donne-moi quelqu’un à consoler;
Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d’un autre à partager;
Quand je suis pauvre, conduis-moi à un nécessiteux;
Quand je n’ai pas le temps, donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant;
Quand je suis humilié, donne-moi quelqu’un dont faire l’éloge;
Quand je suis découragé, envoie-moi quelqu’un à encourager;
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne;
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi, envoie-moi quelqu’un dont prendre soin;
Quand je ne pense qu’à moi, tourne mes pensées vers autrui.

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Parlez aussi peu que possible de vous-mêmes
Occupez-vous de vos propres affaires
Evitez la curiosité
Ne vous mêlez pas des affaires des autres
Acceptez la contradiction et la rectification joyeusement
Passez sous silence les fautes des autres
Acceptez d’être blâmé(e) si vous êtes innocent(e)s
Acceptez les insultes et les blessures
Acceptez d’être méprisé(e) , oublié(e) et détesté(e)
Soyez bon(ne) et gentil(le) même sous le coup de la colère
Ne cherchez pas à être spécialement aimé(e) ou admiré(e)
Ne prenez pas les choses de haut
Cédez dans la discussion, même si vous avez raison
Choisissez toujours ce qui est le plus dur

Mère Teresa

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Ascèse et mortification

Je crois que l’ascèse est une des choses principales pour le développement de l’être humain et que l’ascèse est nécessaire à la construction d’un art quel qu’il soit. L’ascèse consiste à choisir perpétuellement l’essentiel.
C’est en ne gardant que l’essentiel et le nécessaire que l’on trouve tout à coup les forces de la vitalité et de la vérité.
Je crois que la mortification est nuisible parce qu’elle a toujours un côté de répression et qu’elle a toujours un côté qui facilite la débauche inverse… L’épanouissement doit être une ascèse, un dépouillement qui n’est pas une contrainte négative comme la mortification. Les ascètes peuvent vivre d’une façon encore plus frugale qu’une personne qui se mortifie, mais les ascètes le prennent comme une espèce de décontraction totale, alors que la mortification implique toujours l’obligation.
L’ascèse, c’est se contenter du verre d’eau et du morceau de pain, et c’est la savourer avec délice, parce qu’au fond vous avez l’essence de la vie qui est l’eau et le pain et que vous n’avez pas besoin d’autre chose. Mais si l’eau et le pain sont une mortification, vous êtes condamnés au pain sec et à l’eau : c’est une punition. Au fond l’ascèse, c’est la joie, c’est une chose qu’on découvre petit à petit.
Le corps doit être profondément travaillé pour trouver sa liberté. Cette liberté est au-delà de la discipline. Pour que le corps participe à cette joie et à cette liberté totale, il doit passer à travers différentes étapes purificatrices.
Pour parler simplement du métier de danseur, un danseur est un être qui a commencé entre dix et quatorze ans à faire une série d’exercices chaque matin, et ils les fait toute sa vie, sans aucun jour d’interruption, tous les matins. Il s’impose une espèce de discipline au départ, qui lui permet de trouver sa plus grande liberté.
Finalement, quand on me dit: « Qu’est-ce que la danse ? », je réponds: à l’échelon des gens qui ne savent pas, c’est se mettre debout et faire n’importe quoi ; à l’échelon des très bons danseurs, c’est avoir une discipline de dix ans ou de quinze ans et faire des choses très codifiées ; à l’échelon du véritable danseur, c’est se mettre debout et faire n’importe quoi, mais après avoir passé vingt ans d’ascèse… C’est retrouver l’innocence et la liberté, mais avec un travail préliminaire.
Le danseur idéal, ce serait un être libéré loin de notre civilisation. Je crois qu’actuellement le drame de l’époque consiste à faire croire aux gens qu’en multipliant leurs besoins on augmente leur joie. En réalité, on augmente alors leurs attaches… La seule issue pour le monde actuel, c’est non la privation, je n’aime pas ce mot-là, mais c’est la joie dans le dépouillement.  Maurice Béjart
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Est-ce que Dieu
a créé tout ce qui existe ?

Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question.
Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe ?

Un étudiant a bravement répondu, oui, Il l’a fait!
Le professeur a dit, Dieu a tout créé?
Oui, monsieur, a répliqué l’étudiant.
Le professeur a répondu, « si Dieu a tout créé,
Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe
et selon le principe de nos travaux
qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. »

L’étudiant était silencieux devant une telle réponse.
Le professeurétait tout à fait heureux de lui-même
et il se vantait aux étudiants qu’il avait prouvé encore une fois
que la foi était un mythe.

Un autre étudiant a levé sa main et a dit,
« Puis-je vous poser une question professeur ? »
Bien sûr, a répondu le professeur
L’étudiant a répliqué, « Professeur, le froid existe-t-il? »
« Quel genre de question est-ce, cela ?
Bien sûr qu’il existe. Vous n’avez jamais eu froid ? »
a répliqué le professeur.

Le jeune homme a répondu,
« En fait monsieur, le froid n’existe pas.
Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid,
est en réalité l’absence de chaleur.

Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l’énergie.
La chaleur est produite par un corps ou par une matière
qui transmet de l’énergie.

Le zéro Absolu (-460°F) est l’absence totale de chaleur ;
toute la matière devient inerte et incapable de réagir
à cette température. Le Froid n’existe pas.

Nous avons créé ce mot pour décrire
ce que nous ressentons si nous n’avons aucune chaleur.

L’étudiant a continué. « Professeur, l’obscurité existe-t-elle? »
Le professeur a répondu, « Bien sûr qu’elle existe ! »
L’étudiant a répondu, « Vous avez encore tort Monsieur,
l’obscurité n’existe pas non plus.

L’obscurité est en réalité l’absence de lumière.
Nous pouvons étudié la Lumière, mais pas l’obscurité.
En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton
pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs
et étudier les diverses longueurs d’onde de chaque couleur.
Vous ne pouvez pas mesurer l’obscurité.

Un simple rayon de lumière
peut faire irruption dans un monde d’obscurité et l’illuminer.
Comment pouvez-vous savoir l’espace qu’occupe l’obscurité ?
Vous mesurez la quantité de lumière présente. N’est-ce pas vrai ?
L’obscurité est un terme utilisé par l’homme
pour décrire ce qui arrive quand il n’y a pas de lumière. »

Finalement, le jeune homme a demandé au professeur,
« Monsieur, le mal existe-t-il? »

Maintenant incertain, le professeur a répondu,
« Bien sûr comme je l’ai déjà dit.
Nous le voyons chaque jour.
C’est dans les exemples quotidiens
de l’inhumanité de l’homme envers l’homme.
C’est dans la multitude des crimes
et des violences partout dans le monde.
Ces manifestations ne sont rien d’autre que du mal! »

L’étudiant a répondu, « le Mal n’existe pas Monsieur,
ou au moins il n’existe pas de lui-même.
Le Mal est simplement l’absence de Dieu.

Il est comme l’obscurité et le froid,
un mot que l’homme a créé pour décrire l’absence de Dieu.

Dieu n’a pas créé le mal.
Le Mal n’est pas comme la foi, ou l’amour
qui existe tout comme la lumière et la chaleur.

Le Mal est le résultat de ce qui arrive
quand l’homme n’a pas l’amour de Dieu dans son coeur.

Il est comme le froid qui vient quand il n’y a aucune chaleur
ou l’obscurité qui vient quand il n’y a aucune lumière. »
Le professeur s’est assis.

( le nom du jeune homme? Albert Einstein…)

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Aimer

Si l’on me demande un jour de décrire ce qu’aimer veut dire, je répondrais ceci :

Aimer, ça commence le matin par le premier regard que l’on se donne,
le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.

Aimer, c’est apporter le petit déjeuner au lit ou simplement un café,
un jus de fruits… accompagné d’une chanson d’amour
ou de mots tendres récités avec toute la gaucherie dont on peut faire preuve.

Aimer, c’est demander à l’autre quelle nuit il a passé et écouter attentivement sa réponse.

Aimer, c’est lancer à l’autre un clin d’œil complice dans la glace lorsqu’il fait sa toilette,
c’est aussi l’embrasser sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.

Aimer, c’est prendre le temps de se regarder, de se parler et de se toucher avant d’entreprendre sa journée de travail.

Aimer, c’est accompagner l’être cher à la porte au moment où il se prépare à partir;
c’est de lui souhaiter une bonne journée;
c’est s’installer à la fenêtre et lui faire un signe de la main en affichant son plus beau sourire.

Aimer, c’est de se téléphoner pour un rien, juste pour se dire que l’on s’aime ou prendre des nouvelles.

Aimer, c’est de se faire des surprises sans rien  attendre en échange.

Aimer, c’est parfois d’accorder à l’autre la liberté de vivre pour lui-même,
sans attachement excessif, en lui laissant sentir qu’on l’aime toujours même si nos corps sont loin l’un de l’autre.

Aimer, c’est être assuré que nos âmes se moquent des distances
et sont tendrement enlacées en toute  situation, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.

Aimer, peut aussi se résumer en une pensée lancée vers l’autre, les yeux fermées, pendant un instant.

Aimer, c’est de s’accueillir et de s’étreindre au retour à la maison
en goûtant tout simplement la sagesse du silence ou en s’informant de ce que l’autre a vécu durant la journée.

Aimer, c’est savoir se serrer l’un contre l’autre, c’est rire ou s’émouvoir ensemble,
c’est vivre à deux et nourrir cette complicité de n’importe quelle façon.
C’est aussi « faire l’amour », une partie d’un tout indispensable à la vie,
tout simplement, comme un dessert qui vient couronner un repas succulent.

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Agir ou Accepter

François était travailleur, courageux et tenace.
Il cultivait sa terre avec bonheur.
Ses champs les plus fertiles s’étendaient le long du fleuve.
Il les appelait ses terres du bas.
Sur les terres du milieu, il y avait sa ferme entourée de vergers, de prairies et de quelques cultures.
Sur les terres du haut, plus arides, poussaient des oliviers.

Jacques était un vieil ami.
Il avait quitté le village pour parcourir le vaste monde.
Il avait bourlingué pendant des années avant de revenir au pays,
la peau tannée, la besace pleine de récits merveilleux et d’une bonne dose de sagesse.

Le fleuve, bon an mal an, sortait de son lit et fécondait les terres du bas puis se retirait.
François l’appelait son allié. Cette année-là, les eaux gonflèrent plus que de coutume.
Un flot tumultueux envahit les terres du bas et submergea bientôt les terres du milieu.
François mit ses bêtes à l’abri sur les terres du haut et rejoignit sa ferme à la nage.
Réfugié à l’étage, il voyait les flots grossir inexorablement.
La peur commença à étreindre son coeur, mais il ne voulut pas abandonner sa maison.
L’eau monta encore. Il se retrouva sur le toit, serrant contre lui quelques objets.

Jacques veillait au grain.
Il connaissait bien son ami: il était si obstiné qu’il se serait laissé emporter par les flots
plutôt que de quitter ses biens. Jacques dirigea sa barque vers la ferme.

– Monte, dit-il. Les eaux vont t’emporter.
– Pas question, elles finiront bien par se retirer. Je ne quitterai pas mon toit.
– Fuir vaut mieux que risquer la mort. Pour faire face au danger, il vaut parfois mieux l’éviter, s’en éloigner, partir.

François décida de suivre Jacques.
Il s’installa dans une grange qu’il possédait sur les terres du haut.
Les jours passèrent. Les eaux ne baissaient toujours pas.
D’alliée, la nature était devenue hostile.

François sentit monter en lui une profonde colère contre les éléments déchaînés,
qui se transforma vite en un désir puissant d’affronter et de combattre ce nouvel ennemi.
Il réussit à convaincre les hommes du village de mener ce combat avec lui.
Ensemble, ils réussirent à construire des digues et de solides murs
pour séparer les eaux des terres du milieu et regagnèrent ainsi une partie de leurs vergers et de leurs champs.
Mais les terres du bas restaient sous les eaux. Le terrain y était instable, les digues s’affaissaient.

Jacques voyait François lutter sans succès.

– Laisse tomber, lui dit-il, cesse ce combat vain et épuisant.
– N’y compte pas, répliqua François. Je ne suis pas un lâche.
– Au contraire, dit Jacques. Tu as fait tout ce que tu pouvais pour sauver tes terres.
Tu as lutté avec courage et ténacité. Mais la nature est plus forte que nous.
Changer les choses ne dépend plus de toi. Aie la sagesse d’arrêter ce combat.

– Me résigner, rétorqua François, jamais.
– Reconnaître ton impuissance et cesser d’épuiser tes forces dans une lutte vaine
n’est pas de la résignation, dit Jacques,
mais une façon de commencer à faire  le deuil de tes terres du bas,
à abandonner ton rêve de tout récupérer et à accepter cette nouvelle réalité.
Si tu ne réussis pas à l’accepter tu pourrais effectivement sombrer dans la résignation ou le désespoir,
et passer ton temps à ruminer ton impuissance et ta frustration ou à regretter ce que tu as perdu.

– Mais les flots se retireront peut-être,
rétorqua François, dans un dernier effort pour s’accrocher à cette réalité à laquelle il tenait tellement.
Ou  nous finirons par trouver un moyen de construire des digues plus solides.

– Si cela arrive et si entre temps tu as réussi à faire le deuil de tes terres, dit Jacques,
ton bonheur de les retrouver sera d’autant plus grand.
– Je pense que tu as raison, dit François, même si ce que tu suggères me paraît très dur.
– Oui, répondit Jacques, le chemin de l’acceptation est très difficile.
Il demande autant de courage et de ténacité que la lutte contre les éléments.
La tristesse t’envahira souvent. Sache l’accueillir-la, car elle t’aidera à avancer
et te permettra de mesurer le chemin parcouru.
Quand elle te quittera, tu seras arrivé à destination.

   François estima une fois encore que son vieil ami faisait preuve de sagesse
et décida d’accepter la perte de ses terres.
Cela fut long et difficile, mais il y parvint.
N’étant plus obsédé par la récupération de ses terres,
il put consacrer toutes ses forces à valoriser ses champs, ses vergers et ses prairies du milieu et du haut.
Il retrouva sérénité, entrain et joie de vivre.

    Quelques mois plus tard, Jacques dit à son ami qu’il s’apprêtait à faire un long voyage
pour rendre visite à un vieux compagnon d’aventure.

– Si tu veux, tu peux m’accompagner, dit Jacques.
Tu mérites un peu de repos, après le travail ardu que tu as accompli ces derniers mois.

François y consentit et ils partirent pour un pays lointain retrouver le vieil ami de Jacques.
On l’appelait Archimède.
C’était un vieil homme original et ingénieux.
En toute circonstance, il trouvait un moyen de se tirer d’affaire.

Un jour, Jacques suggéra à François d’accompagner Archimède au marché.
Ils traversèrent un village qui attira l’attention de François
car il ressemblait étrangement au sien.
Un fleuve le traversait, bordé de champs et de prairies.
Mais ce qui l’intrigua surtout, ce fut un groupe d’hommes occupés à travailler
dans les eaux peu profondes longeant les berges du fleuve.

– Que font-ils, demanda François ?
– Ils ont fixé sur le fond du fleuve des nasses pour attraper des poissons, répondit Archimède.

Alors François comprit que Jacques, par l’intermédiaire d’Archimède,
lui avait une nouvelle fois tendu la perche.
Il rentra chez lui, reconquit ses terres du bas,
qui étaient devenues les hauts fonds du fleuve,
en y installant des nasses pour y prendre des poissons.
Et le fleuve redevint son allié.

                                                                     – – – – — – –  — – –  — –

Lâcher prise

soyez résolu et sans excès de force

 

  • Lâcher Prise, ce n’est pas se montrer indifférent
    mais simplement admettre que l’on ne peut agir à la place de quelqu’un d’autre.
  • Lâcher prise, ce n’est pas couper les liens
    mais prendre conscience qu’il ne doit pas y avoir contrôle d’autrui.
  • Lâcher prise, ce n’est pas être passif,
    mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.
  • Lâcher prise, c’est reconnaître ses limites,
    c’est à dire que le résultat final n’est pas entre nos mains.
  • Lâcher prise, ce n’est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
    mais donner le meilleur de soi-même.
  • Lâcher prise, ce n’est pas prendre soin des autres
    mais se sentir concerne par eux.
  • Lâcher prise, ce n’est pas « assister »
    mais encourager.
  • Lâcher prise, ce n’est pas juger,
    mais accorder à autrui le droit d’Etre avec toutes ses imperfections comme champ d’expériences.
  • Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de tout ce qui arrive,
    mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d’éveil.
  • Lâcher prise, ce n’est pas materner les autres,
    mais leur permettre d’affronter la réalité.
  • Lâcher prise, ce n’est pas rejeter,
    c’est au contraire accepter.
  • Lâcher prise, ce n’est pas harceler, sermonner ou gronder
    mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s’en défaire.
  • Lâcher prise, ce n’est pas adapter les choses à ses propres désirs,
    mais prendre chaque jour comme il vient et l’apprécier sans oublier de s’aider soi-même.
  • Lâcher prise, ce n’est pas critiquer ou corriger autrui,
    mais s’efforcer de devenir ce que l’on rêve de devenir.
  • Lâcher prise, ce n’est pas regretter le passé,
    mais vivre et grandir pour l’avenir dans l’ici et maintenant.
  • Lâcher prise, c’est craindre de moins en moins
    pour aimer de plus en plus.

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Lâcher prise 2

Lâcher prise, c’est comme regarder un coucher de soleil en ressentant simplement ce que cela éveil en nous.

Se placer en observateur sans commentaires intérieures ni analyses.

Se laisser totalement envahir par l’image qui vient à nous.

Accueillir l’émotion ou la sensation sans faire intervenir le mental.

Laisser cela être et l’accueillir en silence.

Ressentir sans nourrir de pensées.

 

Laisser les pensées s’envoler d’elles mêmes sans essayer de les chasser.

 

Lâcher prise, c’est comme ce merveilleux instant lorsqu’on arrive dans la chambre d’hôtel
pour les vacances et que l’on pose enfin les valises.

On goûte simplement la joie de l’instant
et on est totalement disponible à la nouveauté et à la découverte.

Alors posons à chaque instant nos valises
que l’on porte depuis si longtemps et apprécions cet instant.

Si on a des choses à régler, prenons un moment pour réfléchir
à la meilleure façon d’agir et passons à l’action lorsque le moment est venu.

La vie se charge de nous mettre en situation lorsque

le moment opportun d’agir se présente.

En dehors du moment de la réflexion et de l’action laissons cela de côté et n’y pensons plus.

Sinon, on ne fait qu’entretenir et nourrir une activité mentale
qui nous éloigne du moment présent et cela peut créer en nous
un climat d’anxiété, de nervosité ou d’impatience.

 

Lâcher prise c’est permettre à tout ce qui est présent à l’instant, d’être là,
sans résistance aucune.

C’est accepter la réalité de l’instant présent en état intérieur de non-résistance.

C’est aller avec le mouvement de la vie,
comme dans certains arts martiaux où l’on utilise la force de l’autre
pour ne pas se laisser déstabiliser.

Cela n’empêche en aucun cas d’entreprendre une action lorsque cela s’avère nécessaire.
Simplement cette action ne sera pas menée en réaction à quelque chose
ou à quelqu’un et sera dénuée de toute négativité.

A travers le lâcher prise, la paix intérieure émerge du plus profond de nous même,
rayonne à travers nous et c’est tout notre environnement qui entre en résonance avec cette paix.

Lâcher prise face à la souffrance

 

Tout ce que fait l’être humain est fait dans le but d’être heureux.

Directement ou indirectement.

Même si votre travail ne vous plaît pas,
vous le faites dans le but de gagner de l’argent et ainsi pouvoir entre autre
vous payer des choses qui vous font plaisir.

L’humain recherche par tous les moyens le bonheur
et tente par tous les moyens d’échapper à la souffrance.
C’est bien normal, qui aime souffrir ?

A part ceux qui y trouvent du plaisir
et dans ce cas ils ressentent le bonheur dans cette souffrance.
C’est pour cette raison que c’est très difficile d’accepter la souffrance.
Même si vous cherchez à la fuire ou à l’étouffer, vous n’y arrivez pas,
elle est toujours présente même si vous la masquez.

Si vous souhaitez la dépasser, il vous faut y faire face en acceptant de la ressentir.

Ressentez là et observez ce que vous ressentez sans analyser,
sans vous laisser entraîner par le mental
vers les circonstances qui ont déclenché cette souffrance.

Si des pensées viennent, laissez-les être là sans les nourrir,
sans vous attacher à elles et reportez votre attention sur le corps.

Restez présent à tout ce que vous ressentez.

Le fait d’observer, va vous permettre d’être détaché.

Lorsqu’on est observateur, il se crée automatiquement une distance
entre l’observateur et le sujet observé ( la souffrance ).

On n’est plus à ce moment là identifié à cette souffrance
et on perçoit cela comme une création que l’on crée soi-même à chaque instant
et que l’on maintient en vie par l’énergie qu’on lui insuffle au moyen de la pensée.

Autorisez-vous maintenant à lâcher prise, ne la nourrissez plus de vos pensées,
ne lui insuffler plus d’énergie, laissez cela se dissoudre
en étant simplement une présence témoin.
L’obscurité ne résiste pas longtemps à la lumière de la présence.

 

Ce qu’il convient également d’accepter lorsque l’on souffre
c’est la réalité de l’instant présent.

 

Pourquoi est-ce que l’on souffre la plupart du temps ?

Parce que la réalité de ce que l’on vit a changé
et qu’on a du mal à accepter cette réalité, on s’accroche au passé et aux souvenirs.

Ou alors notre réalité ne change pas et
on voudrait tellement que cela change en se projetant dans le futur.

Accepter la réalité, c’est accepter les changements
qui se sont produits ou pas dans notre vie et ensuite regarder
si l’on peut améliorer la situation.

Lâcher prise c’est accepter la réalité de l’instant présent
afin d’être et d’agir sans le poids du passé et du futur.

A ce moment là, la vie coule librement à travers nous
pour permettre d’exprimer au mieux notre véritable nature.

Accepter est le premier pas vers le lâcher prise.

– – – – – – – – – – – —

Le Chemin

Beaucoup de gens me demandent si ils sont sur le bon chemin,

c’est une question qui revient sans cesse.

Les doutes, les peurs de se tromper de voie,

de faire des erreurs assaillent l’esprit en quête de vérité.

Mais qu’est-ce que le chemin ?

La voie ou le chemin ce n’est pas seulement adhérer à une religion,

à un mode de vie, à une technique ou de suivre des enseignements.

Cela fait partie de votre voie, mais ce n’est pas la voie.

La voie c’est votre vie dans son ensemble

et vous y êtes en plein dedans.

Observez comme toutes les voies qui sont proposées sont restrictives,

on vous demande de faire ceci et cela, de ne pas faire ceci ni cela,

de faire comme ci et comme ça,

alors on fait gentiment ce qu’on nous dit

parce qu’on « croit » qu’ils savent ce qui est bon pour nous.

Oui bien sûr, des effets se font ressentir,

on peut également développer des « pouvoirs » qui vont

satisfaire notre ego et créer une « belle » image de nous même

à montrer aux autres.

Mais l’éveil dans tout ça ? Quand est-ce qu’il survient ?

Après des années et des années de pratique ? Ou peut être jamais ?

En tout cas c’est toujours pour plus tard et on passe à coté de l’essentiel.

L’essentiel est là, dans l’instant présent.

Alors pratiquez pour le bonheur, pour la joie, mais n’attendez

rien d’autre de cette pratique que ce qu’elle vous apporte à l’instant.

Il existe autant de chemins que d’individus et personne ne peut vous dire

de suivre le même chemin que lui.

Votre vie vous met en relation avec les événements les plus propices à votre

éveil et cela avec toute la patience et l’amour de la création.

On a tout le temps qu’il faut et rien ne presse, pourquoi d’ailleurs être pressé

d’atteindre un but, pourquoi cette impatience à désirer autre chose que ce qui est là ?

L’impatience ne fait que créer de l’anxiété et on se prive de goûter la joie de l’instant.

Tout a un sens et rien n’est là par hasard, tout ce qui se présente à vous est ce qui

peut vous arriver de mieux dans le moment présent, même si parfois

c’est difficile ou douloureux.

Les expériences les plus dures à vivre sont toujours des occasions de nous

remettre en question et de regarder en nous même ce qui se passe.

Ce que l’on considère comme erreurs sont en fait des passages

de notre vie qui mettent en lumière nos fonctionnements,

nos rapports avec les autres et avec notre environnement.

Pourquoi vouloir atteindre un état particulier,

pourquoi désirer s’éveiller ?

Tant qu’on entretient de tels désirs, on est dans le devenir.

On n’a pas à devenir ou à grandir, on est déjà cela, on est

déjà l’infini silence d’amour et cela se révèle lorsque

l’on abandonne tout désir de devenir autre chose que ce qu’on est à l’instant.

Voir, observer et ressentir.

Etre totalement présent à ce qui est là en cet instant.

On aura beau travailler très dur inconsciemment à conserver

notre identité ou une image de nous même,

le dépassement de l’ego adviendra d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi être pressé ? Croyez-vous en être à votre première vie ?

On a tout le temps qu’il faut et on a toutes les vies qu’il faut,

rien ne presse.

Cette vie n’est qu’une page dans un roman infini.

On est ici pour goûter à la vie terrestre,

pour explorer et découvrir, explorer comme un enfant

qui va à la découverte de son environnement,

ses découvertes l’émerveillent, ses yeux brillent de joie

et même si il chute, si il trébuche, il se relève

et repart le coeur heureux.

Soyez heureux et détendez-vous, tout est en ordre dans l’univers.

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Baruch Spinoza, (1632 – 1677) est un philosophe néerlandais qui a influencé un grand nombre de penseurs et de philosophes postérieurs. « Par Dieu, j’entends un étant absolument infini, c’est-à-dire une substance consistant en une infinité d’attributs, dont chacun exprime une essence éternelle et infinie » (source ici)

« Je ne sais pas si Dieu a réellement parlé mais s’il le faisait, voici ce que je crois qu’il dirait aux croyants :

Arrête de prier et de te frapper à la poitrine ! Ce que je veux que tu fasses, c’est que tu sortes dans le monde pour profiter de ta vie. Je veux que tu t’amuses, que tu chantes, que tu t’instruises… que tu profites de tout ce que j’ai fait pour toi.
Arrête d’aller dans ces temples froids que tu as construit toi-même et dont tu dis que c’est ma maison !
Ma maison est dans les montagnes, dans les bois, les rivières, les lacs. C’est là où je vis avec toi et que j’exprime mon amour pour toi.
Arrête de m’accuser de ta vie misérable, Je ne t’ai jamais dit qu’il y avait quelque chose de mal en toi, que tu étais un pécheur, que ta sexualité ou ta joie étaient une mauvaise chose ! Alors ne me blâme pas pour tout ce qu’ils t’ont dit de croire. Arrête de ressasser des lectures qui n’ont rien à voir avec moi.
Si tu ne peux pas me lire à l’aube, dans un paysage, dans le regard de ton ami, de ta femme, de ton homme, dans les yeux de ton fils…Tu ne me trouveras pas dans un livre !
Arrête de te faire peur. Je ne te juge pas, je ne te critique pas, et je ne punis pas. Je suis pur amour… je t’ai rempli de passions, de limitations, de plaisirs, de sentiments, de besoins, d’incohérences…et je t’ai donné le libre arbitre. Comment puis-je te punir d’être ce que tu es, si je suis celui qui t’a créé?
Tu penses réellement que je pourrais créer un endroit pour brûler tous mes enfants qui se comportent mal, pour le reste de l’éternité ? Quel genre de Dieu peut faire ça ? Respecte tes semblables et ne fais pas ce que tu ne veux pas que l’on te fasse.
Tout ce que je te demande, c’est de faire attention à ta vie, que ton libre arbitre soit ton guide. Toi et la nature vous constituez une seule entité ….alors ne crois pas que tu as un pouvoir sur elle. Tu fais partie d’elle. Prends-soin d’elle et elle prendra soin de toi. Ne mets pas ton génie à chercher ce qui est mauvais pour cet équilibre. A toi de garder intact cet équilibre.
La nature elle, sait très bien le garder, juste ne la trouble pas !
Je t’ai rendu absolument libre. Tu es absolument libre de créer dans ta vie un paradis ou un enfer.
Je ne peux pas te dire s’il y a quelque chose après cette vie, mais je peux te donner un conseil, Arrête de croire en moi. Je ne veux pas que tu crois en moi, je veux que tu me sentes en toi.
Quand tu t’occupes de tes moutons, quand tu abordes ta petite fille, quand tu caresses ton chien, quand tu te baignes dans la rivière. Exprime ta joie et habitue-toi à prendre juste ce dont tu as besoin !
La seule chose sûre, c’est que tu es là, que tu es vivant, que ce monde est plein de merveilles…
Ne me cherche pas en dehors, Tu ne me trouveras pas. Je suis là. La nature, Le cosmos… C’est moi. »