De beaux textes à lire :

Vous trouverez ci-dessous plusieurs textes spirituels.Ces derniers sont d’obédiences religieuses différentes.Certains d’entre eux, des écrits humanistes .Je vous partage tout ceci dans le seul but de vous donner la possibilité ou pas d’avoir une réflexion sur votre propre vie.   Merci de votre attention.

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                                                   La clé du bonheur

Aujourd’hui je t’offre la clé du bonheur.
C’est une clé que tu avais peut-être perdue ou oubliée ?
Quoi qu’il en soit, j’aimerais que tu l’acceptes.
Je te la donne en toute sincérité, avec tout mon coeur.

Il y a peut-être longtemps
que tu t’empêches de faire des choses qui feraient ton bonheur.
Tu as peut-être mis de côté cette idée de partir en voyage,
de prendre un cours quelconque,
de t’acheter des nouveaux vêtements,
de changer de voiture etc.
Enfin, de te faire plaisir.

Je sais que plusieurs raisons
ont pu t’empêcher de passer à l’action
pour obtenir ou faire ce que tu désires.
Cela peut être la peur de ne pas être à la hauteur,
la peur qu’il t’arrive quelque chose de désagréable,
la peur de manquer d’argent, la peur d’être jugé etc.
Quelles que soient tes peurs, savais tu qu’elles existent pour t’aider ?

Les peurs existent pour être dépassées, pour te faire grandir.
A chaque fois que tu te laisses contrôler par une peur,
tu n’es plus en contact avec ton pouvoir.
En faisant confiance davantage à la vie (en passant à l’action)
et en te rappelant que tout ce qui t’arrive
n’est qu’expériences pour apprendre,
tu deviendras de plus en plus conscient
que tu as ce grand pouvoir de t’apporter
tout ce que tu as besoin pour être heureux.
Personne n’est responsable de ton bonheur, sauf toi.

Commence par des petits bonheurs et dis-toi que tu y as droit.
Tout le monde doit dépasser ses peurs.
Réalise qu’au fond, tu n’as rien à perdre
et que cette expérience te mènera vers de plus grandes réalisations.
Commence dès maintenant en accomplissant des petites actions.
Tôt ou tard, selon la loi de la manifestation,
tu atteindras ton but. Sois patient !

Savais-tu que :
« Que tu fasses ce que tu aimes pour ton propre plaisir
ou que tu fasses ce que tu n’aimes pas par peur de déplaire,
il y aura toujours quelqu’un qui critiquera quelque part.
Alors pourquoi ne pas faire ce que tu aimes dès maintenant ? »

Aussi, ne place jamais quelqu’un sur un piédestal.
Cette personne à le même pouvoir que toi. N’envie personne.
Ce qui la rend heureuse n’est pas nécessairement ce qui te rendrait heureux.
La clé est d’aller chercher toi-même ce que toi tu as vraiment envie.

Chaque jour est un jour nouveau.
Pourquoi ne pas faire de ce jour celui où tu as commencé à te rendre heureux ?
Ouvre tes ailes et dirige toi vers ce qui te tient à coeur.

Ceci est la clé du bonheur. Ne la garde pas pour toi.
Plusieurs personnes que tu connais aimeraient aussi obtenir cette clé.
Offre la leur en tout sincérité
et commence à semer le bonheur autour de toi.
Attrape la clé du bonheur et envoie la à tous ceux que tu connais.

Je te souhaite sincèrement tout le bonheur que tu veux !

Claude d’Astous, 

    Seigneur, accorde-moi cette Grâce :
que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur,
mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité
à chaque personne que je vais rencontrer,
pour l’aider à découvrir les richesses qui sont en elle.
Aide-moi surtout, Seigneur,
à savoir regarder la face ensoleillée
de chacun de ceux avec qui je vis.
Il m’est parfois si difficile, Seigneur,
de dépasser les défauts qui m’irritent en eux,
plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes,
dont je jouis sans y prendre garde.
Aide-moi aussi, Seigneur,
à regarder ta Face ensoleillée,
même en face des pires événements :
il n’en est pas un qui ne puisse être source
d’un bien qui m’est encore caché,
surtout si je m’appuie sur Marie.
Accorde-moi, Seigneur,
la Grâce de ne travailler que pour le bien,
le beau et le vrai, de chercher sans me lasser,
dans chaque homme, l’étincelle
que Tu y as déposée en le créant à ton image.
Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme
pour le succès des autres que pour le mien,
et de faire un tel effort pour me réformer moi-même
que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.
Je voudrais aussi, Seigneur,
que tu me donnes la Sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé
que pour me hâter vers un avenir meilleur.
Donne-moi, à toute heure de ce jour,
d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami
à chaque homme, ton fils et mon frère.
Donne-moi un coeur
trop large pour ruminer mes peines,
trop noble pour garder rancune,
trop fort pour trembler,
trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.
Seigneur, mon Dieu,
je Te demande ces Grâces pour tous les hommes
qui luttent aujourd’hui comme moi,
afin que diminue la haine et que croisse l’amour,
car depuis ta Résurrection,
la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la Vie.
Ouvre mes yeux à l’invisible
pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme
de ceux qui croient en Toi
et qui espèrent en l’Homme. Amen.

Soeur Emmanuelle

                                                                                            _ _ _ _ _ __ _ _ __ _ _ ____

 »  Seigneur,

Apprends-moi la douceur,
cette vertu aimable dans les peines
comme dans les joies,
dans l’amitié blessée
comme dans la fidélité heureuse.

Ouvre-moi les yeux,
Ouvre-moi le coeur,
pour que je puisse voir et aimer
tous ceux et celles, que je rencontre,
et qui auraient besoin
de mon amitié, de mon sourire.

Inspire-moi la douce parole
qui ranime, qui relève, qui console
qui encourage, qui fortifie.

Aide-moi à fermer les yeux
devant toutes ingratitude,
à donner sans recevoir,
à m’oublier moi-même
pour ne penser qu’au bonheur des autres,
à garder pour moi mes chagrins
et mes soucis pour ne pas en faire un fardeau pour autrui.

Apprends-moi la bienveillance qui voit le bien avant tout,
la patience qui sait attendre et pardonner,
la prévenance attentive qui court au-devant
des désirs et devance les demandes.
Fais que mon influence entraîne
à la vérité, à la bonté et à la beauté,
ceux et celles qui font route avec moi sur le chemin.
Que ma vie, unie à la tienne, témoigne de ton bonheur.

Anonyme  « 

                                                                                                   _ _ _ _ __ _ _ _ _ __ _____

 » J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi. J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger. J’ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J’ai aimé et l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé. J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer. J’ai crié et sauté de tant de joies, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J’ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d’un sourire. J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)… Mais j’ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m’en passe pas…
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C’EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !
Charlie Chaplin  « 

                                                                                                     _  ____ _____    __ __ __ __ _ __ _ __

Il y a des moments dans la vie
où la présence de l’autre nous manque tellement
qu’on espère sans cesse sa présence

Rêve à ce qui te fait plaisir
va où tu veux aller
sois où tu aimerais être
parce que tu as seulement une vie pour faire ce que tu veux

Que sur ton chemin tu trouves…
suffisamment de bonheur pour rester douce
suffisamment d’épreuves pour devenir force
suffisamment de peine pour rester humaine
suffisamment d’espoir pour être heureuse

Les personnes plus heureuses
n’ont pas nécessairement le meilleur de tout ;
simplement, elles exploitent au maximum
tout ce qui se trouve sur leur route

Le bonheur attend…
ceux qui pleurent, ceux qui souffrent,
ceux qui cherchent, ceux qui se dévouent,
ceux qui s’aiment…
parce que seules ces personnes peuvent apprécier l’importance de ces choses
qui laissent des traces dans la vie

Oublie le passé,
abandonne derrière toi tes erreurs et tes peines,
l’amour naît avec un sourire et grandit avec un baiser

Ce message est destiné à toutes les personnes qui signifient quelque chose pour moi
à celles qui ont marqué ma vie d’une façon ou d’une autre…
à celles qui m’ont fait sourire quand j’en avais le plus besoin…
à celles qui m’ont fait voir le bon côté des choses quand je voyais seulement le pire…
à toutes celles à qui je veux dire combien j’apprécie leurs amitiés
ou simplement… merci de m’avoir donné un aperçu d’un monde meilleur.

Anonyme

                                                                           _ _ _ __ _ _ __ _ _ __ _ __ _ __ __ _ _ _ __ __

 » le Dharma.Je fais du Ciel et de la Terre mes Parents :

La vie entière est source de connaissance, d’expérience et de sagesse.
Tous les êtres et les phénomènes peuvent m’apprendre
C’est à moi d’en profiter par mon ouverture d’esprit,
Ma curiosité et mon désir de connaître, d’apprendre et de vivre.
Mon école est la vie…

Je fais de l’Esprit mon Ami :
Je suis seul responsable de ma connaissance,
De ma compréhension, de mon apprentissage
Par mon entière présence d’esprit, ma concentration totale
Sur le présent dans la pratique du combat et dans la vie…

Je fais des Facultés d’Adaptation mes Principes :
Apprendre des autres, apprendre de notre expérience
Pour mieux faire face aux épreuves du combat et de la vie.
Aucune magie ne peut me donner le bonheur,
Aucun Maître ne peut m’enseigner
Si ce n’est le chemin qui mène à la connaissance de soi…

Je fais de la Soumission mon Dharma :
Je me soumet au destin,
Je me soumet aux principes du combat.
La vie m’apporte des épreuves que je ne peut éviter.
Les principes du combat me permettent de m’adapter
À ces épreuves, au Dharma…

Je fais de l’Égo mon Ennemi :
Il amplifie ou détruit la réalité
Par le sentiment démesuré, le préjugé ou la conviction.
C’est contre « lui » que je dois combattre
Pour percevoir la réalité comme elle est vraiment.
Gagner avant de combattre…

Je fais du Silence de l’Esprit mon Sabre :
Je vide mon esprit du passé et du futur.
Je vide mon esprit de mes préjugés et de mes convictions
Je ne nie rien et je n’affirme rien : je pense sans penser,
L’intuition, la clé de la vrai connaissance.
L’outil ultime de l’adaptation au combat, à la vie…

Je fais de la Volonté et de la Droiture mon Armure :
Le sage n’a pas besoin de loi
Car il respecte LA LOI : le Dharma.
En me donnant corps et esprit à l’apprentissage du combat;
En respectant ses principes;
Je n’aurai jamais rien à me reprocher et serai toujours protégé.
Ainsi, je ne perdrai jamais même si je perds parce que j’apprends…

Je fais de l’Esprit Immuable ma Forteresse :
Fixé sur chaque instant présent de la vie,
L’Esprit immuable me protège des illusions et des remords,
Des rêves et des cauchemars.
Il me permet de vivre pleinement ce que j’ai à vivre
Et d’apprendre tout en demeurant en Harmonie avec l’Univers…

Je fais de l’Honnêteté ma Force :
Par la connaissance de mes forces et de mes faiblesses,
Je peux orienter mon travail
Afin de transformer mes faiblesses en forces ;
Accepter celles que je ne peux transformer et agir en conséquence ;
Exploiter mes forces afin de m’adapter au combat, à l’Ordre Universelle.
Mon honnêteté envers les forces et les faiblesses d’autrui
Me permet d’apprendre, de comprendre et de m’adapter à l’autre
Tout en demeurant en Harmonie avec le Dharma…

Je fais de ma Force Intérieure ma Magie :
Je suis seul responsable de ma victoire en combat et dans la vie
Par mes propres efforts à pratiquer, à connaître,
À comprendre et à appliquer
Les principes du combat le plus intensément possible,
Avec tout mon coeur,
À chaque moment de ma vie.
Chaque pensée, chaque geste, chaque mot influence l’Univers
Positivement ou négativement.
C’est à moi d’équilibrer mon destin…

Je fais du Dharma mon Miracle :
L’opportunité doit être investie avec tout mon être
Comme si c’était ma dernière chance.
J’évite ainsi les remords de l’inaction et j’apprends par l’action… »

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Hier, aujourd’hui et demain

Chaque semaine compte deux jours pour lesquels nous ne devrions pas nous faire de souci, deux jours où il ne nous faudrait connaître ni crainte, ni appréhension.

Le premier jour, c’est hier, qui porte le fardeau de ses soucis, de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances et de ses chagrins. Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l’or du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire les actes accomplis, les paroles prononcées. Hier est un jour révolu.

L’autre jour qu’il convient de mettre à l’abri des soucis, c’est demain, plein de grandes promesses, de piètres résultats, de malheurs possibles et de fardeaux. Demain échappe à notre emprise. Le soleil se lèvera inexorablement dans la splendeur ou derrière un voile de nuages. Jusqu’à son lever, nous ne pouvons miser sur rien, puisque demain n’a pas vu le jour.

Il ne nous reste donc qu’aujourd’hui. Tous nous pouvons livrer bataille pendant une petite journée. Nous ne faiblissons et ne chavirons que si le poids d’hier et de demain – ces deux terribles éternités – s’ajoutent aux inquiétudes d’aujourd’hui.

Ce ne sont pas les expériences d’aujourd’hui qui nous désespèrent, c’est l’amertume du remords de la veille et la crainte de demain.

À CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !

Anonyme

                                                                            _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ __ _ __ _ __ 

La caravane humaine

J’ai connu,
dans ma vie,
qui s’étire déjà pas mal,
quelques grands vivants.

Ils n’étaient pas tous célèbres,
loin de là.
Mais ils avaient tous
assez d’amour dans le coeur
pour en donner
à beaucoup.

Ils n’avaient pas tous un épais portefeuille,
tant s’en faut.
Mais ils avaient tous
une grande passion dans l’âme
qui donnait du sens
à tout ce qu’ils faisaient.

Ils n’étaient pas tous très instruits,
oh non !
Mais ils avaient tous développé
une sagesse en leur esprit
qui en faisait
de merveilleux conseillers.

Ils avaient souffert,
souvent même beaucoup :
maladies, échecs, abandons, trahisons.
Mais jamais,
ils ne s’étaient laissés abattre.
Toujours,
ils avaient rebondi
devant l’épreuve.

Ils avaient compris
depuis longtemps
que donner
est plus agréable que recevoir,
qu’écouter
est plus intéressant que parler,
qu’admirer
est plus utile que condamner.

Ils avaient découvert
que l’intelligence sans le coeur
est bien malcommode
et que le coeur sans les mains
ne vaut guère mieux.

Ils avaient trouvé aussi,
souvent péniblement,
que la vraie vie
ne se vit pas tout seul.
Il y a les autres
sur qui on peut s’appuyer.

Ils avaient tous gardé
un sens de l’émerveillement peu commun.
Capables de se pâmer
devant une rose fraîchement éclose
autant que devant le sourire d’un enfant
ou les mains ridées d’un vieillard.

Ils étaient ardent à l’ouvrage
et fervents pour l’amour.
Ils avaient la force des départs
et le courage des recommencements.
Ils avaient du coeur au ventre
et aussi plein les mains.

Il émanait de leur personne
une sorte de magnétisme
qui donnait le goût
de faire un bout de chemin avec eux.
Leur seule présence inspirait confiance.
Ils dégageaient beaucoup d’amour.
On était bien avec eux.

A les voir,
on avait le sentiment d’être meilleur.
A côté d’eux,
on avait envie de grandir.
Ils avaient du feu
dans les yeux et dans le coeur.

Et certains,
au cours du voyage,
avaient rencontré Dieu
qui avait éclairé leurs pas,
guéri leurs blessures
et réchauffé leurs froidures.

Bref,
ils avaient le goût de vivre
et ils donnaient le goût de vivre.

* * *

Mais j’en ai connu d’autres
qui avaient perdu
ce goût de vivre
et qui traînaient à pas lents
une vie lourde de misères.
Grands blessés,
oubliés, déprimés,
angoissés, perdus.

Ce n’était pas toujours
de leur faute.
Ils ont excité en moi
la pitié,
puis la compassion,
et enfin l’amour.
Je leur ai voué
une bonne partie de ma vie.
Ils sont devenus
des maîtres pour moi
et je compte parmi eux
quelques-uns de mes meilleurs amis.

Et, il faut le dire,
j’en ai connu enfin
qui enlevaient aux autres
le goût de vivre,
qui utilisaient les gens
plutôt que de les aimer.
Mesquins, égoïstes,
ambitieux, hypocrites,
veules, jaloux,
jugeurs, exploiteurs.

Eux aussi
n’étaient pas toujours coupables.
Ils m’ont souvent donné
l’envie de vomir
quand ils croisaient ma route.
Peu à peu, cependant,
ils m’ont appris
la compréhension, la bonté
et surtout le pardon.

* * *

Dans la caravane humaine,
il y a toutes sortes de marcheurs.
Des leaders et des suiveurs,
des infatigables et des fatigués,
des joyeux et des tristes,
des bons vivants et des agressifs,
des grands, des moyens, des petits,
des fins et des pas-fins,
des forts et des faibles…

Les uns courent,
d’autres s’essoufflent à rien,
d’autres s’assoient sur le bord de route,
d’autres enfin rebroussent chemin.

Mais tous sont portés ou emportés
par cette marée humaine.
Tous, même sans le savoir,
sont avides d’amour,
sont assoiffés de vie.
Ils veulent VIVRE.
Ils portent en eux,
comme le trésor le plus précieux,
cet acharnement à vouloir vivre.

Qui leur a rivé au coeur
ce goût de vivre,
dites-le moi ?
Je ne serais pas surpris que ce soit
Celui qui est la Vie,
Celui qui a brisé
les chaînes de toutes nos morts
afin que nous puissions
VIVRE TOUJOURS !

Jules Beaulac, Que c’est bon la vie !, Ed. du Levain, l990
http://www.public.sogetel.net/j

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La vie est la vie (prière attribuée à Mère Teresa)

La vie est beauté, admire-la
La vie est félicité, profites-en.
La vie est un rêve, réalise-le.
La vie est un défi, relève-le.
La vie et un devoir, fais-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, soigne-la bien.
La vie est richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, pénètre-le.
La vie est une promesse, tiens-la.
La vie est tristesse, dépasse-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, lutte avec elle.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Une autre :

La parole à dire
La Vérité à faire connaître.
Le chemin à parcourir.
La lumière à diffuser.
La Vie à vivre.
L’Amour à aimer.
La joie à répandre.
Le sacrifice à offrir.
La Paix à donner.
Le Pain de Vie à manger.
L’affamé à nourrir.
L’assoiffé à rassasier.
L’être nu à vêtir ;
Le sans-abri à loger.
Le malade à guérir.
L’isolé à aimer.
L’indésirable à accueillir.
Le lépreux pour laver ses plaies
Le mendiant pour lui sourire.
L’ivrogne à écouter.
Le malade mental à protéger.
Le tout-petit à embrasser.
L’aveugle à guider.
Le muet pour parler à sa place.
L’estropié pour marcher avec lui.
Le drogué à secourir.
La prostituée à sortir du danger et à secourir.
Le prisonnier à visiter.
Le vieillard à servir.
Pour moi : Jésus est mon Dieu

Une autre :

Faites-le quand même…

Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes, Pardonne les quand même…
Si tu es gentil, les gens peuvent t’accuser d’être égoïste et d’avoir des arrières pensées,
Sois gentil quand même…
Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
Réussis quand même…
Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
Sois honnête et franc quand même…
Ce que tu as mis des années à construire, quelqu’un pourrait le détruire en une nuit,
Construis quand même…
Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
Sois heureux quand même…
Le bien que tu fais aujourd’hui, les gens l’auront souvent oublié demain,
Fais le bien quand même…
Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
Donne au monde le meilleur que tu as quand même…

Tu vois, en faisant une analyse finale, c’est une histoire entre toi et Dieu, cela n’a jamais été entre eux et toi.

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 »

Ce qu’il restera

Oui, nos mains vont disparaître…
Mais nos poignées de mains,
Mais nos signes de bonjour,
Mais nos gestes d’adieu,
Mais l’invisible chemin de nos caresses…
Nous n’allons pas les brûler.

Oui, nos pieds vont disparaître…
Mais la foulée de nos promenades,
Mais l’élan de nos courses,
Mais le saut de nos jeux,
Mais le pas de nos danses et de nos rendez-vous…
Nous n’allons pas les noyer.

Oui, nos visages vont disparaître,
Et nos oreilles, et nos lèvres et nos yeux…
Mais nos sourires, mais nos écoutes,
Mais nos regards, mais nos baisers…
Nous n’allons pas les enterrer.

Gabriel Ringlet

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 » 

L’important, c’est de semer

L’important, c’est de semer,
un peu, beaucoup, sans cesse,
les graines de l’espérance…

Sème le sourire :
qu’il resplendisse autour de toi.

Sème ton courage :
qu’il soutienne celui de l’autre.

Sème ton enthousiasme,
ta foi, ton amour,
les plus petites choses,
les riens.

Aie confiance,
chaque graine enrichira un petit coin de terre.

Anonyme

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 » Que tous les êtres soient remplis de joie et de paix.

Que tous les êtres, partout,
Les forts et les faibles,
Les illustres et les insignifiants,
Les misérables et les puissants,
Les grands et les petits,
Les subtils et les grossiers ;

Que tous les êtres, partout,
En vue ou dans l’ombre,
A proximité ou à mille lieues,
Etant ou dans l’attente d’être :
Que tous soient remplis d’une joie durable.

Qu’aucun être n’en trompe un autre,
Qu’aucun être nulle part n’en méprise un autre,
Qu’aucun être sous l’emprise de la colère ou du ressentiment
Ne souhaite jamais le malheur d’un autre.

Tout comme la mère fait de sa vie un rempart
pour protéger de la souffrance son enfant, son unique enfant,
Laisse grandir en toi
Un amour sans bornes de toutes les créatures.

Laisse ton amour couler et silloner l’Univers,
Dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa grandeur,
Un amour sans limites, sans haine et sans hostilité.

Puis, debout ou en mouvement,
Assis ou couché,
Tant que tu es éveillé,
Lutte pour cela en fixant ton esprit sur un point ;
Ta vie t’apportera le paradis sur terre.

Bouddha, Nipatta Sutra

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Seigneur, faites de moi un instrument de paix !

Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette votre lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Seigneur, que je ne cherche pas tant
à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se trouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle Vie.

Attribué à Saint François d’Assise

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LES RÉSOLUTIONS DE CARÊME

 

Prendre de bonnes résolutions, cela nécessite un temps d’arrêt et de réflexion sur la conduite de sa vie, un détour par sa vie intérieure. Ces résolutions méritent d’être prises à la lumière de trois questions : pourquoi ? Quoi ? Comment ?

 

Pourquoi ? C’est-à-dire avec quel sens ? Et quels objectifs ? Il ne s’agit pas seulement de s’imposer une contrainte ou une privation, mais de nous rapprocher de ce en quoi nous croyons, de donner du sens à nos résolutions.

 

Puis vient la question du quoi ? Nous choisissons souvent d’accomplir des efforts  sur nous-mêmes : moins manger, ne pas boire d’alcool, cesser de fumer. Ou des efforts vers les autres : moins râler, ne plus se plaindre, sourire, écouter, aider, donner. Il ne s’agit pas, ou pas seulement, d’être fier de soi. Il s’agit de faire bien. En se respectant davantage et en respectant les autres. Il s’agit parfois aussi de résister aux tentations du quotidien, mêmes bénignes, comme de moins fréquenter les écrans.

 

Enfin, la question du comment ? Il existe de nombreuses règles aux changements réussis : définir des objectifs concrets, réalistes ; toujours faire suivre la résolution d’un premier geste, symbolique et immédiat. Lorsqu’on a du mal ou qu’on est en échec, faire preuve de tolérance et bienveillance envers-soi ; s’engager devant autrui ; fragmenter les objectifs de long terme, vastes et généraux, en une succession d’objectifs de court terme, limités et ciblés (« un jour à la fois ») ; les écrire et tenir un journal de carême etc…

 

Une résolution, ce n’est pas seulement une vague intention. C’est une décision suivie d’efforts prolongés ou répétés. Et c’est aussi un engagement pris envers soi-même – et dans le carême envers Dieu ou notre communauté.

 

   Christophe André « La vie » 8 février 2018

Chacun de nous, poète ou ingénieur, pauvre ou riche, jeune ou vieux, travailleur manuel ou intellectuel, chef d’État ou concierge, tous nous poursuivons une étoile dans le ciel de notre cœur, de notre conscience ou dans le ciel de nos rêves. Les hommes sont souvent des «Mages» qui, dans la nuit, sont en quête d’une étoile.

 

Comment s’appelle l’étoile que vous cherchez, l’étoile qui vous permet de vivre, d’espérer encore et malgré tout? S’appelle-t-elle: santé, justice, Paix, Amour, Bonheur, tendresse, Liberté ? Car le plus dramatique dans la vie d’un homme, c’est de ne plus avoir d’étoiles à poursuivre! Alors au fond d’une nuit trop noire, l’homme se meurt de désespoir ou d’ennui.

 

La foi est l’étoile du croyant. Elle est un don de l’Esprit, une lumière intérieure qui l’aide à regarder «autrement» sa vie quotidienne. La foi est un nouveau regard illuminé par la lumière du Christ vivant qui se lève, peu à peu, sur l’obscurité de notre terre.

La foi est une invitation à apprendre à discerner les «épiphanies» de Dieu, à découvrir ces mille et une petites étoiles qui, de temps en temps, percent la grisaille de notre vie quotidienne.

 

Il y a quelques temps, je me trouvai assis dans un compartiment du train qui me ramenait sur Paris. Et, comme souvent, chaque voyageur, indifférent à son voisin, feuilletait un magazine ou poursuivait, seul, dans sa tête, ses pensées, ses souvenirs ou ses soucis. Soudain, un enfant aux cheveux blonds tout bouclés, s’est mis à trottiner dans le couloir central, invitant chaque passager, y compris un noir et deux maghrébins, à embrasser son ours en peluche. Alors, brusquement, tout le compartiment s’est comme illuminé! Regards attendris, sourires complices. Un mystérieux courant de tendresse passait! Les langues se sont déliées. La plupart des personnes présentes, jusque là séparées par un mur de silence, se trouvèrent mille choses à échanger.

Miracle d’une «épiphanie»! Celle de l’innocence, de la fragilité d’un enfant! une étoile s’était allumée!

 

Un peuple, à l’Est ou à l’Ouest, qui se lève pour secouer le joug d’un régime militaire ou totalitaire, retrouver sa liberté et sa dignité… Épiphanie de l’espérance! Une étoile s’allume!

Au sein d’une société axée sur la rentabilité, la course à l’argent, rencontrer un jeune super technocrate, bardé de diplôme, qui largue tout pour se faire moine… Épiphanie de la gratuité d’un appel à l’Absolu, fou et imprévisible. Une étoile s’allume!

Une maman qui veille, jour et nuit, depuis des mois, un de ses enfants, dans le coma… Épiphanie d’un amour inlassable! Une étoile s’allume!

Ce missionnaire qui meurt d’épuisement au milieu de son peuple d’adoption, ce médecin volontaire qui patauge dans la boue des camps de réfugiés au lieu de faire carrière…. Épiphanie du don de soi. Une étoile s’allume!

L’explosion de joie dans la salle de contrôle lorsqu’un nouveau satellite atteint son objectif, le cri du premier de cordée qui plante son fanion au sommet de la montagne, le bonheur de l’handicapé qui remporte une épreuve sportive malgré son infirmité… Épiphanie de la joie de se dépasser, de remporter, ensemble, une victoire qui grandit l’homme! Une étoile s’allume!

L’émerveillement du père penché sur le berceau de son enfant, le plaisir de l’écrivain qui sculpte les mots, du musicien qui apprivoise et harmonise les sons, de l’ébéniste qui cisèle un pied de table… Épiphanie de la joie de créer!

 

Oui, que d’épiphanie de la Lumière, que d’étoiles chaque jour allumées pour celui qui sait regarder avec les yeux du cœur, les yeux de la foi!

 

Chrétien, je crois que toutes ces épiphanies du quotidien, toutes ces petites étoiles dans notre nuit, ne sont que des lumières réfractées, les reflets du Soleil Levant, Jésus Christ, lui, le Vainqueur des ténèbres du mal.

Croire, c’est accueillir le Christ-Lumière, épiphanie de l’amour du Père.

 

L’étoile du croyant est la foi. Étoile qui n’est pas accrochée dans le firmament de notre imaginaire mais au plus profond de notre cœur où l’Esprit murmure: «Si tu savais le don de Dieu!» car, il faut le dire et le répéter, la plus grande détresse pour l’homme d’aujourd’hui est de ne plus avoir dans son cœur ni étoile, ni utopie, ni espérance.

Chrétiens, illuminés par l’étoile de la foi, nous voulons dire non à toute forme de désespérance.

Illuminés par la foi, nous voulons nous mettre en marche, chaque matin, comme les mages, vers l’enfant qui a faim, vers l’immigré, l’étranger, le pauvre, l’exploité, vers notre voisin de palier ou de quartier et y discerner une épiphanie de Dieu.

Illuminés par l’étoile de la foi, nous voulons marcher, comme les mages, vers les terres inconnues de l’avenir et y rencontrer Dieu; illuminés par l’étoile de la foi, notre cœur et notre intelligence discerneront les choix nécessaires pour construire la «civilisation de l’amour».

 

L’homme qui croit devient lui-même un reflet lumineux, une étoile, une source d’espérance, une épiphanie de la tendresse et de la paix de Dieu.

 

Michel Hubaut, extraits «Vivre»

Pour être heureux, ralentissons.

 

Claudel, en 1886, suggère la vitesse de frappe de la grâce. Mais si Dieu peut intervenir dans nos vies avec une telle fulgurance, c’est plutôt la lenteur qui caractérise d’habitude le rythme de notre cheminement spirituel. Comme pour les bons vins, il faut du temps pour faire un saint!

Or, aujourd’hui, le temps est devenu une denrée rare. Nos conversations quotidiennes bruissent de cette pénurie : « Si ma journée pouvait s’étirer », « ma vie est une course folle»… Emportés par l’accélération qui précipite nos sociétés dans une cadence effrénée, nous avons de plus en plus le sentiment de courir après le temps. Tel un ogre insatiable, la vitesse dévore nos existences, nos agendas. Speed dating, fast-food, haut débit, micro-sieste…, il faut aller toujours plus vite, analyse le philosophe Hartmut Rosa (1). Pour répondre à cette injonction, et en vertu du credo selon lequel une vie réussie est une vie remplie, nous surchargeons nos journées de tâches diverses, faisons plus en moins de temps, expédions les repas, grignotons sur le sommeil. La difficulté à se déconnecter nous maintient sous pression, cernés par ces nouvelles technologies dont on découvre qu’elles  génèrent autant d’aliénation que de libération. Paradoxe déjà pointé par le philosophe chrétien Lanza del Vasto:

« L’avènement des machines et l’avantage que nous en attendions: gagner du temps, ont eu pour effet, en accélérant échanges et transports, de répandre partout la hâte. Du matin au soir, nous sommes traqués par la précipitation et la crainte du retard.»

 

 

Face à cette frénésie, une prise de conscience se fait jour. Il est temps de lever le pied! Le succès du livre de Sylvain Tesson parti s’enclore dans une cabane en Sibérie en est un indice parmi d’autres : beaucoup de nos contemporains rêvent de s’aménager une thébaïde pour regarder pousser les arbres et s’inventer une vie ralentie, selon le mot d’ordre de Thoreau, l’auteur de Walden : « Faites que votre existence  soit un contre-frottement qui arrête le mouvement de la machine. » L’engouement pour le jardinage, la marche, le « recours aux forêts» (Ernst Jünger), apparaissent comme autant de remèdes pour se libérer de l’instantanéité et renouer avec une cadence plus naturelle, plus douce. Parée de toutes les vertus, la lenteur semble tracer un chemin vers le bonheur. Pour être heureux, clame l’air du temps, cessons de régler le rythme de nos vies sur la course échevelée du monde, et marchons au pas !

 

L’écrivain Xavier Partier s’inscrit dans ce courant. Dans Blaise Pascal. La nuit de l’extase il raconte comment il fut saisi un jour d’un dégoût de l’actualité.

Pour s’en désintoxiquer, il partit six mois à la campagne, sans télé, radio, ni Internet. Les bienfaits de cette expérience furent immédiats. « La lenteur, ou la capacité de faire du temps qui passe un allié, nous ouvre à des vérités que l’immédiateté nous dissimule», observe-t-il. En laissant infuser les heures, on donne aux objets, aux paysages, aux personnes la possibilité de déployer leurs nuances. La lenteur est la condition d’une perception subtile et nuancée. Un ermite camaldule a écrit : « La poésie de la vie monastique, c’est sa prose. » Dans le rythme lent d’une vie cloîtrée, les sensations, moins nombreuses, deviennent plus denses, plus riches. En décélérant, l’existence gagne en profondeur, on devient attentif aux fêtes de l’instant, ces petits riens qui, si on sait les percevoir et les accueillir, révèlent leur poids de beauté et de mystère. «La profondeur d’un homme est dans sa puissance d’accueil », écrit Éloi Leclerc dans Sagesse d’un pauvre.

Dans la vie spirituelle aussi, la précipitation n’est pas de mise. Le rythme frénétique de nos vies est une conspiration contre la vie intérieure. À force de courir, prévient le spécialiste de théologie spirituelle, le jésuite Dominique Salin, on risque l’essoufflement Or, dit-il, « comme le radical du mot l’indique, la vie spirituelle est une affaire de souffle. Elle commence au niveau de la ceinture, du diaphragme, et consiste à savoir respirer. »

Dans le Royaume de Dieu, rien ne sert de courir… « Même si saint Paul compare l’aventure spirituelle à un sprint, la vitesse de progression du chrétien moyen vers la vision béatifique s’apparente à celle de la tortue plus que du lièvre », s’amuse le père Salin. De fait, il faut du temps à la grâce pour investir notre humanité. «Dans la vie d’Ignace de Loyola,poursuit-il, entre le boulet de canon et l’aboutissement de sa vocation : la fondation de la Compagnie, il se passa vingt ans. » Temps qu’il fallut aussi à Charles de Foucauld pour parvenir à maturité spirituelle…

(Entretien de Valpré, extrait du journal La Croix) 

Tout comme la Vérité surgit par la fenêtre des pensées et des mots, Dieu Se manifeste à travers l’Intelligence christique et la création vibratoire. Lorsque les perles des nations ne sont pas liées entre elles par le fil de la perception universelle de la Conscience christique et de la Paix christique, elles se séparent et se dispersent en heurtant les rochers de l’égoïsme. Le Christ de Noël doit être célébré dans un amour partagé par tous les hommes de toutes les races.

Je prie pour que le Christ naisse dans le berceau d’une nouvelle compréhension universelle ; pour que dans la nuit noire de la guerre, l’étoile de l’Amour du Christ puisse éclairer un nouveau monde uni. Je prie pour que le Christ naisse dans toutes les nations en tant qu’amour de l’unité, en tous les hommes en tant qu’ambition spirituelle, dans les vrais amis en tant qu’Ami divin, dans les étudiants de cette voie spirituelle en tant que réalisation du Soi et dans tous les fidèles fervents en tant que Joie toujours nouvelle et éternelle et Sagesse perpétuelle.

Les possessions liées au monde terrestre, tout comme la gloire, ne durent qu’un temps, mais les possessions liées à Dieu durent pour l’éternité et sont d’une utilité suprême. Pourquoi adorer le confort matériel sur l’autel de l’éphémère ? Apprenez à adorer le confort spirituel dans le temple de l’indestructibilité. La meilleure façon de convertir les nombreuses possessions terrestres en trésor céleste impérissable est de les utiliser dans un esprit de service spirituel. Le Christ doit être vécu pour être connu. Dans toutes les bonnes actions, dans chaque service rendu sur le plan matériel ou spirituel, et dans la crèche de la méditation, le Christ cosmique immortel naît à nouveau.

Personne ne peut connaître le Christ en lisant des livres sur la théologie ; nous devons sentir sa présence dans l’écrin de la méditation profonde. Dans le berceau des pensées absorbées dans la méditation, tressé avec les tendres brindilles de la dévotion, le Christ nouveau-né repose, bercé par le roucoulement de la colombe de la paix intérieure.

Au cours de ces vingt derniers siècles, Noël a été célébré 1935 fois – pourtant, combien rares sont ceux qui ont compris la véritable signification de la naissance de Jésus ! Chaque année, Dieu et les anges commémorent cette fête avec des célébrations célestes, pour le bien de tous les êtres. Que chacun de vous, en méditant profondément les semaines précédentes, prépare sa conscience à célébrer le Noël qui approche. L’arrivée de la Conscience christique nouvellement née dans le hameau de votre méditation sera incroyablement fascinante, édifiante et épanouissante pour votre âme. Préparez-vous à recevoir le Christ en décorant l’arbre de Noël spinal * de votre conscience plongée dans la méditation avec les nombreuses et nouvelles perceptions du Christ divin, avec les étoiles éternellement scintillantes de la sagesse et avec les fleurs de lotus de l’amour divin. Au pied de cet arbre de Noël intérieur, déposez tous vos désirs matériels pour qu’ils soient offerts une fois pour toutes à la Joie christique qui est en vous.

Alors, en s’éveillant le matin de Noël, le Christ s’approchera de l’arbre de Noël de votre conscience pour recevoir les présents que vous aurez accrochés à ses nombreuses branches, et pour vous offrir en retour ses dons impérissables que sont l’Omniprésence, l’Omniscience, l’Amour divin, la Lumière cosmique, l’Éveil éternel et la Joie toujours nouvelle, attachés avec les rubans dorés de l’éternité.

On raconte qu’un jour, une prof a demandé à ses élèves de noter le nom de tous leurs camarades de classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chacun et de le noter à côté des noms. Cela pris toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Peu de temps après, tous souriaient :
–  » Vraiment ? « , entendait-on chuchoter…
–  » Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un !  »
–  » Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant « , étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe.

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d’eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l’enterrement de cet élève. L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là. L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda :
–  » Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ?  »
Elle hocha la tête et dit :
–  » Oui.  »
Alors il lui dit :
–  » Marc a souvent parlé de vous.  »

Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.
–  » Nous voulions vous montrer quelque chose. « , dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche.  » On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaîtriez… »
Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classe au sujet de Marc.
–  » Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.  » dit la mère de Marc.  » Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.
– Charlie sourit et dit :  » J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau. »
– La femme de Chuck dit :  » Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage.  »
–  » Moi aussi, j’ai encore la mienne.  » dit Marilyn.  » Elle est dans mon journal intime.  »
– Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes.  » Je l’ai toujours avec moi,  » dit-elle et elle ajouta :  » Nous l’avons tous gardée.  »

La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. C’est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l’on aime et qui nous sont importantes, qu’elles sont particulières et importantes. Dis le leur avant qu’il ne soit trop tard.

Anonyme

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Sois serein au milieu du bruit et de l’agitation
et songe au calme paisible qui se dégage du silence.
Vis en bonne entente avec tout le monde
sans pour cela te renier.
Expose calmement et clairement tes idées ;
et écoute les autres,
même celui que tu considères moins intelligent que toi,
car eux aussi ont quelque chose à t’apprendre.

Evite les personnes bruyantes et agressives,
elles sont un supplice pour l’esprit.
Si tu te compares aux autres,
tu te sentiras parfois vaniteux et aigri,
car il y en en aura toujours de plus grands et de plus petits que toi.
Réjouis-toi de tes réussites comme de tes plans.

Si modeste que soit ta carrière, occupe-t’en
car elle est réellement une richesse dans un monde instable.
Sois prudent en affaires
car le monde est plein de tricheries.
Mais garde les yeux grands ouverts devant ses beaux côtés ;
beaucoup recherchent un idéal élevé
et font preuve de grand courage.

Reste toi-même ;
ne simule surtout pas la tendresse.
Mais ne parle pas non plus de l’amour cyniquement ;
car en présence de l’indifférence et du désenchantement,
il est aussi vivace que l’herbe.

Accepte sans amertume la sagesse des années
en échange de ta jeunesse.
Fortifie ton esprit, il te soutiendra en cas de malheur soudain.
Mais ne te laisse pas entraîner par ton imagination,
l’angoisse naît souvent de la fatigue ou de la solitude.
Impose-toi une saine discipline,
mais reste néanmoins indulgent envers toi-même.

Tu es un enfant de l’univers
tout comme les arbres et les étoiles ;
tu as le droit d’exister.
Et même si cela échappe à ta compréhension,
l’univers poursuit son évolution.

Donc, vis en paix avec Dieu,
quelle que soit la manière dont tu Le conçois ;
et quels que soient tes actes et tes aspirations,
vis en paix avec ta conscience dans ce monde bruyant.

Malgré toutes ses hypocrisies, ses tracas et ses rêves envolés,
la vie est quand même belle.
Reste vigilant.
Tends inlassablement vers le bonheur.

Max Ehrmann (1872-1945), Desiderata 

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Règles pour être (s) humain (s)

Un corps t’a été donné. Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.

Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit(e) dans une école informelle à plein temps appelée «Vie ». Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.

Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et erreur : l’expérimentation. Les expériences « ratées » font tout autant part du processus que celles qui réussissent.

Une leçon sera répétée jusqu’à ce quelle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.

« Ailleurs » n’est pas meilleur qu’ « ici ». Quand ton « ailleurs » est devenu « ici », tu obtiens à nouveau un autre « ailleurs » qui a son tour te semblera meilleur qu’ « ici ».

Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en toi.

Ce que tu fais de ta « Vie » dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.

Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la « Vie » sont en toi. Tout ce qu’il te faut, c’est regarder, écouter et faire confiance.

A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci.

Gitta Mallasz

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